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dans les cas où, au contact du corps étranger constitué par le drain, un abcès résiduel se constitue. Réintervenant pour occlusion dans trois cas d’appendicites opé-. rées par d’autres chirurgeins et largement drainées, le Professeur Moureue-Morixes a trouvé au contact d’un tube de caoutchouc ou d’un drain-igarette, un abcès de petit volume, enkysté entre les anses grèles, qui n’avait pas été vidé par le drainage et qui avait provoqué des adhérences occlusives. Dans un quatrième cas, un peu différent, le drainage n’avait pas empêché la formation à distance d’une poche de péritonite enkystée mésocceliaque.
Au terme de ce rappel succinet des incidents et accidents que peut provoquer le drainage du péritoine, nous arrivons à des impressions concordantes qui permettent de conclure que le drainage de la cavité péritonéale est, somme toute, inopérant au bout de très peu du temps en ce qui concerne son rôle d’évacuation et au’il expose en outre à d’incontestables écueils. On en vient donc à concevoir qu’une fois l’appendice enlevé — et c’est là une condition essentielle —, lorsque la cause de son infection a été supprimée, le péritoine, naturellement résistant par ses propriétés de résorption et de cloisonnement, est capable de faire face à lui seul à une infestation microbienne qui n’est plus alimentée. Ii semble done logique de lui faire confiance et d’assurer au mieux sa mise au repos, par fermeture complète, et par immobilisation sous glace, comme pour un refroidissement spontané.