‹ Du Traitement de la Péritonite appendiculaire « Péritoine fermé, paroi ouverte »Chapitre 36 sur 44 · ARE · texte numérisé non relu

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sphacélé, une petite quantité de pus. Ce fus franc est

presque toujours nettement fétide. Si, cependant, ce petit abcès a été ouvert sans écoulement fâcheux, sans contamination de voisinage, si le pus a été étanché en totalité, avec précaution, si l’appendice peut se cliver sans manipulations laborieuses, il est encore possible de traiter la lésion de manière idéale et de s’abstenir de drainage.

4 Péritonite appendiculaire apparemment localisée. —- Ici, la réaction du péritoine est plus étendue. L’appendice n’a pas été englobé étroitement dans un bloc épiploïque circonserit ; il est trouvé libre, ou à peu près libre, dans une fosse iliaque dont la défense s’organise à distance, par une barrière d’adhérence qui tend à enkyster un épanchement séro-purulent.

Le problème est ici litigieux. Nous croyons que l’on peut encore, raisonnablement, tenter la fermeture complète, après évacuation aussi soigneuse que possible de l’épanchement. L’appendice ayant été enlevé simplement et en totalité, si sa base était saine, permettant une bonne ligature, si la paroi cæcale ne présentait aucune escarre péritonéale, l’ocelusion du péritoine semble d’autant plus permise que le drainage éventuel. d’un abcès résiduel serait par la suite relativement facile, à travers une paroi demeurée béante.

[l est souvent difficile, en pareil cas, d’apprécier exactement si l’épanchement séro-purulent ne se poursuit pas jusque dans la portion déclive de la cavité pelvienne. Le drainage systématique, par un gros drain plongeant dans le cul-de-sac de Doucras est habituellement conseillé, en pareil cas, afin de permettre l’aspiratidn les jours suivants des liquides résiduels. L’expé-

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