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leur rapport ,
Tracé 2.
Hanoi. — Pneumonie.
B. — Élat fébrile.
La fièvre de la pneumonie fibrineuse est continue. Ce caractère thermique distingue nettement celle-ci delà broncho-pneumonie où la fièvre a un type rémittent très marqué. H^^Jl^^^'^f ^^^^"Vl température (dans le rectum) est comprise entre 39 8 et 40 ,4 centigr Une température constamment au-dessus de 40» ,5 est rare et ne s'observe que dans les cas très graves. 11 y a alors vénLable complication d'hyperthermie qui réclame par elle-même une thérapeutique spéciale.
^La pneumonie est, en général, plus pyrélicjue que d au res ma- {fdies, par exemple la pleurésie; elle l'est moins que la fièvre typho-Me, non que la moyenne des chiffres de température relevés chez un pneumonique n'égale ou ne puisse même dépasser celle que l'on obtiendrait chez un typhique à la deuxième semauie Lis il ne faut pas oublier que chez ce dernier la période febnle "tbeaucoup plus longue ; de plus il est un autre élément de comparaison fort important que signale Jûrgensen, cest que I on pourrait beaucoup plus facilement abaisser la température d un pneumonique que celle d'un typhique soit au moyen de la quu.ine
soit par les baL ^roids, la température des deux malades étant
sunnosée la même (Lépine).
De ce aue la durée de l'état fébrile est relativement courte, on
peut conclure que, sautles cas de cUBres très élevés, la méd.catmn
antiDvrétique n'est pas indiquée d'une façon générale. Dans le type régulier, il se tait au bout de quelques jours une
dé°e:vescenceplus ou moins critique ^f^'^^^Z renseignent exactementsur la date précrsedeceltede™^^^^^
D-après la statistique de Jûrgensen »™P'-»^°7f^,f '™ °„ thermométriques empruntées à Griesu,ger, Lebert, Naunjn, Thomas, Wunderlicli et Ziemssen, elle se ferait :
Au bout de 2 jours, 4 fois- 3 31
Au bout de 4 jours, 30 fois.
La défervescence commence d'habitude dans la nuit, au moment de la rémission matutinale, très rarement au milieu du jour. En quelques heures, la température tombe à la normale et au-dessous. D'après la statistique de Lebert, ce résultat a été obtenu :
En 12 heures, 43 fois.
En résumé, on peut dire que, dans les deux tiers des cas, la fièvre tombe entre le cinquième et le sixième jour, et que sept fois sur huit elle a lieu par crise et non par lysis.
Il n'existe pas d'ailleurs pour la pneumonie de jour vérilablement critique ; la crise se fait aussi bien les jours pairs que les jours impairs. Le fameux septénaire n'est qu'une expression forcée.
Quelquefois la température tombe jusqu'un peu au-dessous de la normale et se maintient à ce chiffre pendant un ou plusieurs jours. D'ordinaire on note en même temps une diminution dans le nombre des battements du pouls.
Cette chute de la température est l'indice certain, définitif, de la terminaison de la maladie. Sans doute les signes physiques persistent, mais les produits morbides qui encombrent les alvéo es ont fini leur vie active; ils sont en régression ; ils subissent la dégénérescence graisseuse pour être résorbés ou expectorés ; et ils disparaissent ainsi progressivement, d'ordinaire sans réaction aucune. Il est donc inutile le plus souvent de chercher à modifier l'état local persistant une fois la fièvre tombée.
Dans la pneumonie, comme dans toute f ^^^0';^ f f pouls est plus ou moins dicrote; ainsi que l'a bien dit Wolff c e.t principalement la température qui infiue sur Unten lté du dicrotisme ; mais elle n'est pas le facteur exclusif : des observations personnelles de M. Lépine lui permettent d affirmer qu à température égale, le pouls est moins dicrote dans la pneumome franche que dans la fièvre typhoïde.
La même opinion est exprimée par M. Galatin, qm ajoute, relativement au pouls de la pneumonie franche comparé a celui de la dothiénentérie, les deux caractères suivants :1» c II supporte sans être déformé une plus forte pression au moins dans les premier i urs de la maladie ; 2» les angles sont plus aigus et le sommet plus vertical. . M. Lépine dit avoir fait aussi cette remarque Enfin, M. Galatin pense même que des deux causes de dicrotism la faible tension et la brusquerie de l'ondée lancée par le cœur la de nière joue dans la pneumonie un plus grand rôle que dan. a fi^ typhoïde, de sorte que le pouls a plutôt le type dicro sthénique. Là encore s'accuse le caractère sthémque propre a la
'""Z^^Î:: MM. Jaccoud, Nothnagel, la fin de la crise s'annoncerait aussi par le pouls. Au sixième ou septième jour, alors que la défervescence est proche, que la terminaison favotZl survenir, le pouls devient irrégulier. Il ne faut pas confondre ces irrégularités avec d'autres ^^^i-" '^^^ athéromateux des artères, certaines lésions cardiaques et qui ont
une signification toute différente ; il ne faut pas non plus les attribuer à la médication employée.