‹ Du traitement de la pneumonie aiguëChapitre 9 sur 37 · TRACÉ · texte numérisé non relu

TRACÉ

Résumé. — Il existe une pneumonie aiguë lobaire régulière qui tend spontanément à la guérison et se termine du cinquième au neuvième jour par une crise naturelle représentée surtout par une défervescence caractéristique. Il faut se

garder, dans l'appréciation des divers modes de traitement, d'attribuer cette défervescence à la médication employée.

Toutefois même dans cette évolution régulière, nous avons relevé la haute élévation relative de la température, et à côté du chiffre resté à peu près normal des globules rouges, une évolution des globules blancs parallèle en quelque sorte au tracé thermique. La pneumonie franche est une maladie à tracé thermique élevé sans doute, mais de peu d'étendue ; une maladie qui n'anémie pas ou n'anémie que peu, mais côtoie la suppuration. La réparation hématique dans la convalescence se fait rapidement et spontanément.

L'évolution peut s'achever sans production de symptômes assez pénibles pour obliger à une thérapeutique active, sans aucune complication : la douleur de côté, la dyspnée sont modérées; l'élévation thermique se maintient au-dessous de ces chiffres élevés où elle devient dangereuse par elle-même.

Ce type franc n'est pas une abstraction ; on le rencontre souvent sur le terrain pratique, et se montre tel en dehors de toute médication active.

Toutefois une question préjudiciable reste à juger: dans les cas mêmes où tout, au début, permet de supposer que la pneumonie aiguë sera régulière, n'est-il pas toujours à craindre que la prévision soit déçue et qu'on voie survenir des complications qui eussent pu être évitées ou amoindries par une médication convenable, en quelque sorte préventive ?

La pneumonie aiguë régulière est passible de nombreuses variantes : à chacune d'elles s'applique une médication spéciale.

Tantôt le médecin devra combattre l'exagération des symptômes habituels, de la douleur du côté, de la dyspnée, de l'élévation de la température; ou l'apparition des symptômes généraux inaccoutumés .-état typhoïde, élat bilieux, étatataxo-advnamique.

Tantôt il devra s'attaquer à des complications d'ordre sur

llAXoT. — Pneumonie. c

tout anatomo-pathologique : suppuration du poumon , pneu xnonie du sommet; pneumonie double, bronchite, bronchae avec moules fibrineux, pleurésie, congestion pulmonaire, insuffisance cardiaque, péricardite , méningite, congestion re-

D'autres fois la thérapeutique sera subordonnée aux divers modes de marche de la maladie et se relâchera ou deviendra plus pressante suivant que la pneumonie sera abortive, a durée Drolongée, migratrice, périodique, etc.

D'ailleurs elle s'inspirera toujours de l'état du sujet avant l'éclosion de la maladie (âge, conditions sociales, temperamen .rossesse): des divers états morbides où il se trouvait deja diabète, maladie de Bright, rhumatisme, goutte,

't:—:e la convalescence vari^

On conçoit doncla complexité du problème que ^^^^ tement de la pneumonie aiguë, d'un pneumomque. La difficulté l'a'lît encore des divergences sur la .aleur des armes qui ont aux mains du médecin. Et s'il n'est peut-être pas de quest ons ptr rnportantes pour le médecin, il n'en est pas non plu où se soient fait une si large part l'entraînement dogmatiqu , la passion du parti pris et par contre les hésitations raisonnees allant jusqu'à l'indifférence.

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