‹ Du Traitement de la Syphilis par les injections simultanées et prolongées, intramusculaires d'Arsenic trivalent et de BismuthChapitre 17 sur 25 · ENTER · texte numérisé non relu

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Observation IX. — Tableau VII

Cette malade a refusé ultérieurement de se faire suivre, de même qu’elle. a refusée de se laisser faire une ponction lombaire.

Nous ferons de grandes réserves sur son avenir. À notre avis il aurait été bon de continuer le traitement pendant plusieurs années. :

Nous n’avons pu avoir qu’un recul de 5 mois pour vérifier la qualité de la guérison. Nous avons traité cette malade pendant 5 mois sans aucune interruption. Nous n’avons pas eu de signes d’intolérance.

Observation X. — Tableau VIII.

M. M., Marie, âgé de 34 ans, se présente à la consultation de l'Hôpital avec une éruption secondaire papuleuse diffuse du thorax, des plaques muqueuses de la bouche, une adénopathie cervicale importante. Il fait de la fièvre depuis un mois.

Le 27 novembre 1934, le Vernes syphilitique — 38.

On commence le traitement de la façon habituelle.

Du 1er au 22 décembre, il recevra, en 7 injections, 35 cgr. de Bi-métal et à doses progressives 3 gr. 05 d’As.

À ce moment le Vernes — (0.

On continue le traitement avec 6 injections d’arsenie à 50 cgr. par injections, suivie d’une série de Bi, d’une nouvelle série de As. et on consolide le traitement avec une série de 7 injections de cyanure de Hg.

On traite ce malade jusqu’au 9 juillet avec une nouvelle série de Bi. et une autre alternée de As.

À partir de juillet 1935, plus aucun traitement ; la réaction de Vernes faite tous les mois jusqu’en juin 1936, restera toujours négative.

En somme négativation avec 7 injections d’As., et de Bi. simultanées et consolidation de ce résultat avec trois séries d’As., 2 séries de Bi. et une de cyanure de Hg.

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Nous avons observé une stabilité sérologique pendant 20 mois. Ce malade a refusé la ponction lombaire.

Observation X. — Tableau VIII

Observation XI. —— Tableau IX.

M. B., ouvrier agricole, âgé de 27 ans, vient pour la première fois le 5 février 1935. Il a contracté un chancre syphilitique en octobre 1934. II a eu une réaction de Bordet- Wasserman positif. Actuellement il présente une éruption -périoculaire. Il a déjà reçu autrefois une série de 914 et une

série de cyanure.

Gérard

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On le met dès le début au traitement simultané : du 9 février 1935, au 2 mars, le Vernes monte de 57.à 70 le 26 février pour descendre à partir de ce moment.

Observation XI. — Tableau IX

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Du 8 mars au 1 avril, on fait à ce malade 8 injections d’arséno simple, le Vernes tombe à 0.

Le traitement simultané est abandonné dès ce moment. En avril il est fait 8 injections de Bi donc 40 cgr.

En mai et juin 8 injections d’arséno, soit 4 gr. 30.

Puis en juin et juillet quelques injections de Zimbil- Bismuth soit 21 ctg. 5; le Vernes monte à cette date à 105.

En somme réactivation au début du traitement simultané puis extinction. L’abandon du traitement simultané est peut-être la raison de la rechute sérologique de ce malade.

Observation XII. —— T'ableau X.

René C., âgé de 19 ans, pesant 73 kgr., vient pour la première fois à la consultation de l'hôpital le 11 juillet, à cause de la persistance d’une éruption qui l’inquiète. Il n’a pas encore vu de médecin à ce sujet. Son éruption remonte à deux mois, au début d’avril 1936. Nous trouvons en juillet d'énormes papules extrêmement nombreuses, localisées dans les régions scrotales, périanales et inguinales. Nous avons pu en constater 9 périanales et 16 en avant sur les bourses et la face interne des cuisses. La plupart de ces papules secondaires mesuraient 2 cm. sur 1. Elles étaient arrondies et extrêmement saillantes, de 2 ou 3 mm. au moins. Ces papules étaient dures, rouges, non douloureuses, un peu saillantes sur les bords. Notre jeune malade se souvient d’avoir eu une ulcération non douloureuse sur la verge en avril 1936. Celle-ci se retrouve, encore mal cicatrisée, dans le sillon balano-préputial sur la ligne médiane.

Elle est modifiée et les tissus avoisinants sont devenus papuleux. L'induration persiste. Il a existé un énorme œdème du prépuce ayant déterminé un phimosis serré. Cet œdème existe encore quoique diminué et donne au gland l'aspect classique en battant de cloche. D'après les

is

dires du malade ce phimosis aurait disparu un mois après l'apparition des plaques qui grossissaient et se multipliaient progressivement.

Un éxamen systématique nous a conduit à trouver :

19 Une énorme réaction ganglionnaire dans les régions inguinales et avec périadénite. Nous trouvons également des adénopathies variables par leur volume dans les régions cervicales et rétro-occipitales.

Nous n’avons pas pu par contre déceler d’adénopathies épitrochléennes.

20 La rate est très facilement percutable. La matité atteint le bord inférieur de la cage thoracique et s’étend sur une surface grande comme la paume de la main. Elle est difficilement palpable.

30 Nous ne constatons aucune autre lésion sinon une plaque muqueuse sur l’amygdale droite.

Le malade se plaint simplement de fatigue, de manque d’entrain. Il n’a pas pris sa température. Il n’a pas remarqué de céphalée, de chute de cheveux.

Ces divers appareils sont tous normaux. Il n’y a pas d’albumine dans ses urines.

La réaction de Bordet-Wasserman s’est montrée très positive en même temps que le Vernes indiquait 95.

Avant d'attendre ces réponses du laboratoire nous avons dès le premier jour commencé le traitement avec 15 cgr. d'arséno et 2 c9r/5rdetBi:

Vers la fin de juillet, revoyant le malade et ayant eu le désir de photographier les lésions, cela nous a été impossible. Elles étaient déjà pratiquement disparues.

Sur le schéma ci-après nous avons rapporté toutes les doses qui ont été faites à ce malade. En moins de deux mois de traitement continu nous avons eu la satisfaction de ramener la courbe du Vernes à 0.

Ce résultat a été obtenu avec 14 injections simples et un total de 7 gr. 65 d’arséno, et de 67 cgr. de myobi.

Observation XII. -— Tableau X

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A ce moment les lésions avaient complètement disparu. A aucun moment nous n'avons constaté la moindre intolérance, ni nausées, ni céphalée, ni subictère, ni névralgie.

Les dents saines sont restées parfaitement intactes. Le malade n’a pas eu à interrompre son métier.

Malgré le résultat acquis nous n’avons pas arrêté le traitement et jusqu’au 10 octobre, le malade a supporté sans

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intolérance d’aucune sorte une nouvelle dose de 3 gr. 60 d’arséno et de 30 cgr. de Bi.

Ce qui fait en tout un traitement pratiquement ininterrompu de 7 gr. 65 + 3 gr. 60 — 11 gr. 25, d’arsenic trivalent. et de 97 cgr. 50 de bismuth.

Il est vrai que ce malade est jeune, résistant, solide.

Donc parfaite tolérance d’un traitement ininterrompu, chute rapide à 0 de la réaction de Vernes.

Guérison rapide des lésions cutanées.

Observation XIII — Tableau XI.

M. R., cimentier, âgé de 26 ans, vient pour la première fois le 14 novembre 1931. Il aurait eu une érosion douteuse, il y a un an et demi environ. Actuellement il se plaint de laryngite, il dort mal. A l’examen on trouve de nombreuses plaques muqueuses des amygdales.

Le Vernes dans le sang est à 105.

Nous mettons le malade à une série de bismuth pour commencer le traitement ; puis en janvier et en février 1932, il a été fait un traitement simultané intramusculaire avec quelques injections d’acétylarsan au début, pour revenir ensuite à de l’arsenic trivalent.

Ce traitement sera pratiquement continué jusqu’au milieu de mai 1932, et prolongé jusqu’à la fin de juin par des injections d’arsenic trivalent simple.

Nous arriverons ainsi à faire supporter à ce malade en sept mois la dose totale de 25 gr. 15 d’arsenic.

Le traitement est ensuite continué par du bismuth et de l'huile grise.

Une ponction lombaire faite en août 1932, permet de trouver dans le L.C.R., Vernes — 0.

ATDITÆ OTO Formule leuco. —2,4.

Ce malade restera guéri jusqu’en décembre 1933.

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Observation XIII — Tablepu XI

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En juin 1934 nous le revoyons avec un nouveau chancre ; le Vernes — 40, et ne tombera à 0 qu’en décembre 1934. Nous continuons le traitement jusqu’en juillet 1935.

Une ponction lombaire faite en juin 1936, et une série de Vernes dans le sang effectuées jusqu’en octobre 1936 ne montrent que des réactions sérologiques absolument normales.

Cette observation, une des premières en date, témoigne de nombreuses hésitations ; ce n’est qu’encouragé par la parfaite tolérance de l’arsenic et de son association à du bismuth que nous avons pu essayer ultérieurement des traitements plus continus.

Il suffit néanmoins de se rapporter à la courbe pour constater les modifications sérologiques importantes survenues grâce au traitement simultané.

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