RS TS
droit. Augmentation de volume, surtout par épaississement des os. Pas d'épanchement. Mouvements nuls.
20 mai. — Sous anesthésie la position en flexion s’est cor rigée presque spontanément jusqu'à 45°. Au delà on sent une forte traction du tendon du biceps, dont la rétraction tend, de plus en plus, à porter la jambe en genu valgum.
Après la ténotomie de ce tendon à ciel ouvert, le redressement peut être conduit plus loin, mais sans arriver à être complet. On fait un plâtre prenant le bassin, et fixant le genou dans
une légère attitude en flexion (20°).
OBSERVATION XVIII (inédite).
Arthrile fongueuse ancienne du genou. — Guérison.
B.. Louise, onze ans, entrée salle Sainte-Amélie, le 12 novembre 1901.
La malade a été atteinte d'une arthrite tuberculeuse du genou, à deux ans. Elle a porté des silicates pendant six ans. Elle a fait trois séjours à Giens, sans appareil. L’affection a récidivé, il y a un an ; on a fait un nouveau silicate. Améliorée l'enfant est repartie à Giens ; elle en est revenue, marchant bien. Nouvelle récidive, à la suite d’une chute ; la marche devient plus difficile, et la jambe se fléchit. On fit un appareil orthopédique.
Etat actuel. —— Flexion à environ 145°, avec un léger genu valgum. Atrophie très marquée. Il existe un peu d'empâtement dans le grand cul-de-sac.
La flexion se fait jusqu'à l'angle droit. Après quelques jours de repos, les douleurs disparaissent ; l'enfant sort, conservant de la flexion.
26 juin 1902. — La malade revient. Elle perd ses forces. Elle ne peut soulever le talon. Il y a toujours un peu d'empâtement dans le grand cul-de-sac, et sur la face externe du condyle externe. Plâtre.
13 septembre, — Le plâtre est enlevé depuis quinze jours. La jambe s’est’ remise en flexion à environ 150°. Il n'y a pas de tuméfaction ; cependant il existe une masse pseudo-fluctuante en avant du condyle externe.
15 septembre. — On fait une injection de glycérine iodoformée. Plâtre de correction.
6 avril 1903. — Le bandage a été enlevé pendant un séjour à Giens, fin décembre. Depuis, l'enfant marche avec un tuteur. Le genou est en bonne position, avec un peu de genu valgum, toutefois sans flexion. Toujours un peu d'empâtement sur le condyle externe: Lève bien la jambe et frappe du talon.
28 mai. — Actuellement légère flexion. Genou parfaitement sec. Les mouvements sont réduits à une amplitude d'environ 10%
OBSERVATION XIX (inédite).
Arthrite fongueuse du genou droit. — Guérison.
A... Alexandre, deux ans, entré salle Saint-Pierre, le 4 novembre 1901. j
Rien à noter dans les antécédents. Il y a un an, l'enfant a eu de la diarrhée. Depuis cette époque, le genou droit est malade. L'enfant n’a jamais ressenti de douleur. Il à toujours marché. Tuméfaction progressive et claudication.
A l'entrée. — La jambe est en légère flexion (150°). L’extension complète est impossible. La flexion est presque complète. Les mouvements ne sont pas douloureux. ,
Le genou est globuleux ; les extrémités osseuses sont très élargies ; il n’y a pas d'épanchement, mais la synoviale paraît tuméfiée, le long de l’interligne articulaire ; il y a quelques petits ganglions à la racine du membre. Il existe un léger degré de genu valgum, avec saillie un peu exagérée du condyle interne.
Atrophie marquée de la cuisse et du mollet.
9 novembre. — On fait une injection de glycérine iodoformée
(3 c.c.). Redressement. Plâtre.
22 janvier 1902. — Le plâtre est enlevé depuis huit jours. La tuméfaction a à peu près disparu. Il n’y a plus d'épaississement synovial. Encore un peu de flexion. Toujours un peu de tendance au genu valgum. Nouveau plâtre.
1% avril. — Le plâtre est enlevé depuis huit jours. Il n'y à plus de tuméfaction, sauf un léger empâtement sur le bord externe du ligament rotulien. Très légère tendance à la flexion. Plâtre.
2 juin. — Le plâtre est enlevé depuis huit jours. L'enfant a marché beaucoup. Pas d'attitude vicieuse. Le genou a son aspect normal. Les mouvements sont à peu près complets.
Mai 1903. — Les renseignements fournis par les parents nous apprennent que la guérison est aujourd'hui parfaite. L'enfant a tous ses mouvements et marche sans fatigue.
OBSERVATION XX (inédite).
Arthrilte fongueuse du genou. — Guérison. — Ankylose en flexion à 45°.
F... Emma, quatre ans, entrée salle Sainte-Amélie, le 2 décembre 1901.
L’affection a débuté, il y a deux ans, à la suite de la rougeole. par des douleurs qui ont duré deux ou trois jours, très violentes, et ont cessé, en même temps qu'apparaissait de la tuméfaction avec flexion.
Etat actuel. — Le genou est fléchi à angle droit ; il conserve quelques légers mouvements, qui ne semblent pas être douloureux. Il existe de la tuméfaction, due en grande partie à l’élargissement des extrémités osseuses. Cependant on note, sur la face externe du condyle externe, et sur la face antérieure de la tubérosité tibiale, deux bosselures molles. sans sensation nette de fongosités.
9 janvier 1902. — Redressement sous anesthésie. Plâtre.
1% mai. — La flexion s’est reproduite à 145°, avec ten-
Se SRE
dance à la subluxation du tibia en arrière. Le genou est très empâté. On a une sensation de pseudo-fluctuation de chaque côté du ligament rotulien, et dans le grand cul-de-sac.
10 mai: — Redressement sous anesthésie. Plâtre.
12 septembre. — La flexion s'est reproduite, après l'ablation du plâtre (135°). Le genou est volumineux, fluctuant ; il y a un peu de subluxation en arrière.
Redressement sous anesthésie. On fait deux injections de glycérine iodoformée, l’une dans le grand cul-de-sac, l’autre dans la partie tibiale de l'articulation. Immobilisation dans un plâtre, prenant le bassin.
31 dé£embre. — Le plâtre est enlevé depuis quatre jours. La flexion ne s'est pas reproduite. Le genou est sec, paraissant guéri. Cependant l'enfant ne peut soulever le talon. Il existe une déformation considérable. On voit, au-dessous de la tubérosité antérieure du tibia, une dépression brusque, qui doit correspondre à une déformation angulaire, à sommet postérieur, de la région juxta-épiphysaire.
II y a quelques légers mouvements dans l'articulation.
Février 1903. — On fait un nouveau plâtre.
28 avril 1903. — Le plâtre a été coupé par les parents. L’enfant revient avec un genou en flexion à 45° avec persistance de l’inflexion juxta-épiphysaire du tibia. Le genou est absolument sec, sans épanchement, ni fongosités. Les mouvements sont à peu près nuls. La rotule paraît soudée. On fait un tuteur, en se proposant de faire, dans six mois, une ostéotomie sus-condylienne du fémur.
OBSERVATION XXI (inédite).
Arthrite fongueuse du genou. — Guérison. — Ankylose incomplète.
P... Madeleine, six ans, entrée salle Sainte-Amélie, le 8 janvier 1902.
por
A noter dans les antécédents que la mère est morte de tuberculose pulmonaire. 7
L'affection actuelle a débuté il y a un mois.
Actuellement le genou est peu tuméfié ; il est en flexion, à environ 20°. La flexion peut être portée jusqu’à l'angle droit. 1l existe des masses fongueuses dans le grand cul-de-sac, et de chacue côté du ligament rotulien.
11 janvier. — On fait une injection de glycérine iodoformée (3 c.c.), dans la partie tibiale de l'articulation. Redressement et plâtre.
26 mai. — La flexion s’est reproduite à environ 45°. Le genou est sec, à part un peu d’œdème de chaque côté du ligament rotulien et le long de l’interligne, en dehors. On ne sent aucun empâtement dans l'articulation. Il y a quelques légers mouvements d'extension et de flexion.
27 mai. — Injection. Plâtre.
‘28 avril 1903. — L'enfant a été perdue de vue pendant onze mois ; mais elle est restée immobilisée pendant tout ce temps, dans un bandage plâtré, qui a été renouvelé chez elle.
Actuellement, il n'existe pas d’attitude vicieuse ; le genou est sec, et ne présente même pas d'œdème ; il est en rectitude. L'articulation exécute de légers mouvements de flexion, et la rotule n’est pas soudée. L'enfant soulève bien la jambe, et frappe du talon avec force. Il y a un peu d'allongement de la jambe droite, environ 2 centimètres, qui doit porter sur le fémur.
OBSERVATION XXII (inédite).
Arthrile fongueuse du genou gauche. — Guérison.
R... Marie, trois ans, entrée salle Sainte-Amélie, le 17 août
Rien à noter dans les antécédents.
L’affection a débuté en janvier 1901, par une chute ; le genou a porté sur une pierre. Pas d’impotence consécutive, mais un mois après, le genou a commencé à se tuméfier.