PAT
notre disposition le cystoscope à vision directe de Luys, si simple, si peu coûteux et qui est essentiellement un appareil de traitement. Quand on n’a pas une très grande pratique .de son emploi, il n’est guère utilisable chez l’homme. Mais chez la femme, où l’on peut employer des tubes courts et de calibre élevé (45 CHARRIÈRE dans notre observation N° XVI), c’est l'instrument de choix. Luys, en se servant de son appareil, a pu dilater le méat urétéral avec des bougies en étain de diamètre croissant et obtenir ainsi l'expulsion du calcul. Il a pu également employer la dilatation lente et progressive que donnent les tiges de laminaires. Anpré, dans son travail publié en 1921, a repris le même procédé dans deux cas, et s’en déclare très satisfait. Il nous paraît indispensable d’employer des tiges perforées pour éviter les crises néphrétiques causées par la rétention. Pour maintenir béant le mince canal creusé dans la laminaire, il serait bon d'y introduire à frottement un morceau de tube métallique (par exemple un fragment d'aiguille hypodermique de
calibre convenable).
MÉATOTOMIE.
Il pourra être indiqué de pratiquer le débridement du méat urétéral. Pendant la traversée de la vessie, l’uretère a un trajet oblique et sa paroi supéro-externe constitue une véritable valvule : « La gardienne de l’uretère » de Guyon. C’est cette valvule qu'il faudra sectionner pour avoir le maximum d'espace avec le minimum de dégâts. Il convient de se rappeler que l’uretère, tout près de la vessie, « est environné de nombreux nerfs, de nombreux
vaisseaux, surtout d'assez grosses veines » (P' Rocner, in