‹ Du Traitement des Calculs de l'Uretère: par les Méthodes EndoscopiquesChapitre 17 sur 32 · EVE · texte numérisé non relu

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forme d’étincelles de tension. C’est vraiment de plus en plus le galvano-cautère des urologistes et peu d’entre eux n'ont pas à leur disposition un appareil à diathermie.

Quand le calcul montrera son nez, on peut se contenter de faire sur le relief qu'il détermine une série de « touches » de diathermie espacées de un à deux millimètres. La zone nécrosée est suffisante pour débrider largement le méat. Les cicatrices données par l’étincellage étant, disent certains auteurs, moins sujettes à se rétracter, on pourra employer les étincelles de tension chaudes, demi-chaudes ou froides. Dans le cas que nous rapportons (Obs. N° XV), sept mois après l’intervention, la section était déjà cicatrisée et l'issue de l'urine se faisait par le méat.

Quand le calcul est plus éloigné, nous croyons qu'il vaut mieux agir de dedans en dehors. On aura avantage à employer une sonde diathermique à plateau latéral, le plateau étant choisi étroit et long, et si possible situé à quelque distance de l'extrémité. De telles sondes sont en construction. Pour pouvoir opérer facilement et agir avec précision une fois l'extrémité de la sonde et le plateau introduits, il serait désirable que le conducteur plaçât un repère à peu de distance des plateaux et sur la même génératrice du cylindre. La section diathermique ou par étincellage, qui est hémostatique, serait préférable à la section par instruments tranchants.

Enfin, on peut employer la section du méat à vision directe avec le tube de Luys, ce procédé n'étant guère applicable que chez la femme.

Nous reproduirons brièvement dans ce travail ‘une

observation de notre maître, le D' Gaurnrer. Elle est

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déjà ancienne, ayant été présentée en 1912 au Congrès d'Urologie et reproduite depuis dans la plupart des ouvrages qui traitent de l’endoscopie. Nous croyons pouvoir la reprendre d’abord, parce que nous avons assisté, comme aide, à l'intervention qu’elle relate, ensuite parce que nous pouvons la compléter en rapportant les résultats d'un examen urinaire pratiqué plusieurs années plus tard par le D° Gaurrier.

Résumons cette méthode : emploi d’un tube de Luys de grand diamètre (N° 45), débridement du méat à l’uréthrotome de MalsonNEUvE monté sur un conducteur canelé droit à la suite d’une bougie filiforme qui oriente l'instrument dans l’uretère; possibilité de très bien régler la pénétration de la lanfe qui glisse sous le contrôle de la vue, enfin et surtout, expulsion mécanique du calcul saisi entre un doigt vaginal et un doigt intravésical. Le D° Gaurmier ne connaît pas d'observations relatant une seconde intervention par ce procédé. Cependant, JEan- BRAU et Luy le recommandent dans leurs ouvrages.

On s’est demandé ce que devenait la valvule après section diathermique ou par instrument tranchant. RArin, en 1920, au Congrès d’Urologie, posait cette question à propos de la section diathermique d’une dilatation kystique de l’uretère.

Nous croyons pouvoir conclure des deux observations (N° XV et XVI) que nous rapportons, que la guérison soit après section par lames tranchantes, soit après diathermie, est la règle et qu’elle ne s'accompagne pas de sténose. Notre observation N° XVI, où l’examen a été pratiqué un mois et sept äns après, est démonstrative.

La valvule n’est d’ailleurs pas seule à protéger le rein,

PT | Wen

et les contractions péristaltiques de l’uretère pourraient suffire à empêcher l'infection ascendante et la dilatation du bassinet.

Le danger serait plutôt la sténose. L'observation XVI montre qu’elle n’est pas à craindre avec la section par lames tranchantes, et l’emploi de l’étincellage paraît aussi devoir l’éliminer. Il n’en est pas de même des lésions traumatiques que provoquent les calculs arrachés

de force.

En résumé, nous nous trouvons en présence d’un nombre considérable de techniques opératoires mettant en œuvre un nombe plus considérable encore d'instruments. Faut-il dire qu'il n’y a tant de méthodes que parce que aucune d’elles n’est satisfaisante ? Nous ne le croyons pas, et nous pensons que les procédés les plus courants (cathétérisme, sonde à demeure peu prolongée, injections lubréfiantes ou analgésiques, diathermie pour le méat) suffiront dans la grande majorité des cas. Il n’en est pas moins vrai que l’on a eu des succès avec d’autres moyens plus complexes et, c'est pour le spécialiste un

devoir d'être très complètement outillé.

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