OBSERVATION II
Professeur agrégé Tnevenor Société de Chirurgie de Lyon, 21 décembre 1922
Le malade en question est un ancien lithiasique qui, il y à quatorze ans, émis, à la suite d’une colique néphrétique d'une durée de cinq minutes, un gravier du volume d’une tête d’épingle ; quelques mois après, au cours d’une colique néphrétique qui dura cinq jours, il émit un autre gravier, un peu plus gros, de forme allougée.
Pendant douze ans, il ne remarqua rien d’anormal : puis, en décembre 1920, sans motif apparent, il présenta des hématuries violentes, se répétant tous les deux ou trois jours, et cela pendant six mois. Quand les hématuries cessèrent survinrent pendant quelques semaines des crises fréquentes d'uriner. L'examen vésical et prostatique ne montra à cette époque rien d’anormal.
Pendant l'hiver 1921-1922, par intervalles, douleurs vagues dans les reins et, de temps en temps, besoins fréquents d’uriner. 5
La crise actuelle aurait débuté, le 20 novembre, par des envies fréquentes d’uriner, des douleurs localisées dans le rein droit ; mais ces symptômes n'avaient pas une acuité telle que le malade ait été obligé de s’aliter.
Le 5 décembre, à 11 heures du matin, violente colique néphrétique droite, qui fut calmée par 10 centigrammes d'extrait d’opium et 1 centigramme de morphine.
Le 7, nouvelle colique à partir de 8 heures du matin ; elle finit par se calmer dans l'après-midi sous l'influence des opiacés. Dans ces conditions, nous décidons d'essayer, le lendemain matin, de provoquer l'expulsion de ce calcul ; le malade, ne pouvant se déplacer, ne put être radiographié.
Les cathétérismes des deux uretères fut pratiqué le 8, à 8 heures du matin. L'orifice urétéral gauche était sain ; le droit occupait le centré d’une zone œdématiée ; la sonde, cependant, passe facilement sans rencontrer d'obstacle. Injection de novocaïne à 1 ‘,, puis de 10 cc. d’huile goménolée.
La deuxième miction qui suivit ce cathétérisme renferme du sang ainsi que les trois mictions suivantes. À 3 heures de