‹ Du Traitement des Calculs de l'Uretère: par les Méthodes EndoscopiquesChapitre 20 sur 32 · OÙ · texte numérisé non relu

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l'après-midi, sans que le malade ait éprouvé la moindre douleur urétérale, émission du calcul, qui est hérissé d’aspérités.

Les suites furent extrêmement simples et le malade put se lever dès le lendemain.

OBSERVATION IIT (inédite)

Professeur agrégé THevenoT

Mme P.., domiciliée à Bron, a présenté, il y a dix-huit ans, une colique néphrétique gauche et, depuis, a PRE des troubles urinaires vagues.

En septembre 1921, nouvelle colique suivie d'expulsion de gravier.

En novembre 1922, a recommencé à souffrir du rein gauche.

Fn décembre, la douleur l’oblige à s’aliter, température élevée.

Nous avons l’occasion de voir cette malade au début de 1923 ; le rein est douloureux, ainsi que l’uretère.

Le 21 janvier 1923, cathétérisme de l’uretère, injection de novocaïne, puis d'huile. Quelques jours après, expulsion d’un calcul long de 1 millimètres, large de 3 millimètres.

Disparition de tous symptômes urinaires, revue récemment (juin 1924).

OBSERVATION IV (Inédite)

Docteur BouLrouneix (de Nice)

M. S.., 48 ans, musicien, vient, le 1° décembre 1921, pour douleurs dans le flanc droit, remontant à plusieurs mois.

Aurait eu une crise douloureuse simulant une colique néphrétique en mai, avec irradiation vers le testicule, mais sans émission de calcul.

Les douleurs dans le côté droit s’accentuent quand le malade fait des efforts,

Urine limpide, mais présentant après la marche quelques hématies au microscope.

Urèthre : pas de rétrécissement.

Vessie : pas de résidus, capacité 300 centimètres cubes.

Prostate : normale, les douleurs à la pression au pied de l’uretère. |

Rein droit : douloureux. Défense de la paroi, mais rein non perceptible.

Rein gauche : ni perceptible, ni douloureux.

Radiographie : rein droit normal, mais ombre dans le petit bassin à droite.

Cystoscopie le 14 décembre : vessie normale.

Orifice urétéral gauche normal, la sonde pénètre facilement jusqu'au rein. :

Orifice urétéral droit œdématié, béant. La sonde n° 14 est arrêtée à 1 cm. 1/2. Une sonde n° 10 bute à ce niveau, mais pénètre Jusqu'à 2 cm. 1/2.

Injection par la sonde d’huile goménolée.

Les jours suivants : rien.

Le 27 décembre, nouvelle cystoscopie. Même arrêt de la sonde. On introduit une sonde n° 16 dans l’orifice urétéral, sans forcer. Nouvelle injection d'huile goménolée.

Le 28, le malade, après quelques douleurs, urine plusieurs petits graviers, qui semblent fragmentés.

Revu le malade le 10 janvier ; il ne souffre plus, se croit guéri, mais refuse un nouvel examer et une nouvelle radio-

graphie.

OBSERVATION V (Inédite)

Docteur BouLounEIx

Mme S..., adressée par le D' Delmas, le 20 mai 1923, pour dysurie intermittente, fréquence des mictions, pesanteur, après la miction, dans le bas-ventre, douleurs lombaires.

Urine limpide, traces d’albumine, pas de sang.

Vessie : capacité normale.

Organes génitaux : rien.

My DE

Rein droit : perceptible, un peu douloureux, points lombaires, point urétéral inférieur.

Rein gauche : ni perceptible, ni douloureux.

Cystoscopie le 27 mars : muqueuse vésicale à peu près normale. Orifices urétéraux sous forme de fente, rien de particulier.

Sonde urétérale droite, arrêtée à 2 centimètres, ne peut passer.

La malade est envoyée à la radiographie. Pas d'ombre suspecte ni aux reins, ni aux uretères, mais on note une ombre de la grosseur d’un petit pois et dans des positions différentes, à des radiographies différentes. On pense qu'il s’agit d’un calcul mobile dans la vessie.

Une exploration vésicale faite le 8 avril ne montre pas l’existence de calculs. A la cystoscopie, on ne voit rien, mais l’orifice urétéral droit est facilement cathétérisable.

De fait, la malade, deux ou trois jours après la radiographie, a cru uriner quelque chose de dur en allant à la selle, mais elle ne peut être affirmative. Les troubles urinaires ont complètement disparu depuis.

OBSERVATION VI (Inédite)

Docteur BouLounErx

M. F.., 63 ans, restaurateur, vient, le 9 novembre 1922, pour hématuries assez abondantes remontant à trois semaines. Douleurs violentes dans le flanc droit avec paroxysmes, douleurs empêchant de se courber, s'accompagnant de vomissements.

Il a déjà eu des crises de coliques néphrétiques.

Urines franchement sanglantes avec caillots.

Urèthre normal.

Vessie : capacité normale, pas de résidus.

Prostate : légèrement augmentée de volume.

Rein droit : énorme défense de la paroi, douleurs à la pression. On sent mal le rein, qui paraît gros.

Rein gauche : rien.

Radiographie : reins et uretères. Pas de calcul visible.

Cystoscopie : vessie normale, mais orifice urétéral droit entr'ouvert, saignant. La sonde urététrale n° 14 butue à 2 centimètres et ne passe pas. Injection d'huile goménolée par la sonde. Huile de Haarlem à l’intérieur.

Le 16 novembre, violentes crises douloureuses dans le flanc droit avec irradiation vers le testicule durant deux heures et émission d’un calcul allongé en forme de haricot.

\ OBSERVATION VII Docteur VERRIÈRE (Congrès A. F. U. 1923)

M. B..., âgé de 23 ans 1/2, réformé de guerre pour blessure grave de la cuisse droite (juillet 1918), eut de la rétention d'urine nécessitant plusieurs cathétérismes et ensuite du fait de l’immobilisation et de la suralimentation, présenta à diverses reprises du sable uratique dans ses urines. Peu après, ses urines devenaient troubles et une polyurie de 3 litres s’installait. Lorsqu'il vint me voir, en 1920, il se plaignait de mictions fréquentes et de gêne pour uriner.

.Au toucher, je trouvai une masse dure dans la région de sa corne prostatique gauche et, au cystocope, je constatai la présence d’un calcul gros comme un pois, que j’enlevai d’un coup de lithotriteur, mais en même temps j'avais constaté que son orifice uretéral gauche se trouvait sur une saillie molle et flétrie : les éjaculations uretérales étaient un peu trainantes.

Comme ce malade avait fait du sable à diverses reprises et que j'avais dû lui enlever déjà un petit calcul, je pensais que la masse perçue au toucher pouvait bien indiquer la présence d’un autre calcul ; je priai donc mon ami Arcelin de vouloir bien faire une radio urinaire complète.

Il trouva un calcul, qu'il estima peser 1 gramme, situé dans la région uretérale gauche.

Je fis al@rs un premier cathétérisme de l’uretère : ma sonde était arrêtée à 1 centimètre ; après plusieurs tentatives, je parvins à passer une sonde entre le calcul et la paroi et pus

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recueillir les urines, qui se montrèrent troubles, purulentes et surtout bactériennes (staphylocoques). Le lendemain, sans avoir eu de véritable colique néphrétique, le malade eut brusquement un arrêt dans son jet d'urine et je pus trouver libre dans la vessie un calcul de forme régulière à côté d’un orifice urétéral ecchymotique et déchiré : je dus enlever ce calcul d’un coup de lithotriteur. J'ai suivi ce malade assez longtemps pour lui faire des lavages du bassinet et j’ai pu assister à la réparation complète de son orifice uretéral.

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