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de l’uretère et du rein, et nous savons que la calculose les provoque souvent : « le calcul appelle l'infection et
quand elle existe l’entretient » (ERZBISCHOFF).
La lithiase urétérale ne présente cependant pas toujours ainsi une signature cystoscopique. Dans beaucoup de cas, surtout quand le calcul est encore éloigné de la vessie, on ne trouve rien de bien net, et iLne faudrait pas comparer ces lésions à celles, si typiques et si constantes, du méat dans la tuberculose réno-urétérale. Par contre, la constatation de lésions cystoscopiques intenses, jointe à une radiographie montrant le calcul haut situé, indi-
que une grosse inflammation urétérale.
La méatoscopie ne consiste pas seulement dans l’examen en quelque sorte statique du méat, elle comprend aussi l'examen des éjaculations urétérales, soit après coloration par injection de carmin d’indigo à la manière de Josepn et WoLkEr, soit en maintenant le méat pendant un temps parfois assez long dans le champ du cystoscope, à jour frisant. Elles pourront être espacées, prolongées (le liquide s’écoulant en bavant) et même parfois suspendues. Leur présence et leur rythme normal sont un élément pronostic important et une indication opératoire excellente ; ils indiquent que l’uretère sus-jacent n’est pas irrémédiablement dilaté, sclérosé, qu'il a encore une contractilité propre, que, aidé, il pourra réagir contre
le calcul.
L'étude des éjaculations urétérales pourra aussi faire diagnostiquer, pourvu qu'elles aient une intensité suffisante, la pyurie et l’hématurie unilatérales ou bilatérales,
mais l'examen des urines séparées sera bien plus précis,