‹ Du traitement des cancersChapitre 21 sur 36 · Darier, Annales de Dermat · texte numérisé non relu

Darier, Annales de Dermat

disparaître les douleurs et les hémorragies ; l’écoulement fétide du néoplasme s’arrête ; spontanément des portions nécrosées s’éliminent et la tumeur diminue. Les bourgeons cancéreux sont remplacés par des bourgeons de bonne nature et la cicatrisation.se fait.

Un grand avantage de la méthode sur l’exérèse sanglante, serait de guérir, sans autoplastie et sans déformation du visage, les épithéliomas cutanés de la lace, surtout lorsqu’ils siègent aux paupières, au nez ou aux lèvres.

Les injections seraient impuissantes après l’envahissement des os. Leur effet local est un œdème intense et étendu, mais les troubles de réaction générale sont légers et on n’a pas observé de phénomènes inquiétants d’iiUoxi-

cation.

En somme, l’effet produit est une nécrobiose qui semble respecter les tissus sains et ne s’attaque qu’aux éléments cancéreux, ce qui est une grande supériorité sur les caustiques. La coloration des noyaux n’est pas, comme on l’avait cru d’abord, la cause de cette action nécrosante, la couleur n’étant pas assez diffusible : c’est la thrombose qui jouerait le principal rôle, comme le prouve l’œdème produit par le défaut de circulation ; des hémorragies interstitielles dissèquent les éléments qui meurent par le fait même de leur isolement.

Gillet 1 a obtenu de très bons effets de la méthode ; Nanu, au VIe Congrès français de Chirurgie, en avril 1892, donne les résultats favorables de vingt-cinq carcinomes,

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