‹ Du traitement des cancersChapitre 22 sur 36 · I . Gillet, Revue de Huchard · texte numérisé non relu

I . Gillet, Revue de Huchard

dont le diagnostic avait été confirmé histologiquement par le professeur Babès : dix malades sont complètement guéris, les autres notablement améliorés. LeDentu, Richelot, Reclus et Bazin 1 sont moins optimistes. Quénu abandonne la méthode, reprochant au liquide d’êlre trop peu diffusible et de produire des ramollissements centraux entourés d’une coque intacte.

Billroth n’en aurait retiré aucun bénéfice et quels que soient les avantages que présente son emploi sur celui des caustiques, l’arsenic serait bien souvent préférable, surtout pour les formes sarcomateuses.

Quinine. — Comme le traitement par la quinine, qu’on pourrait appeler traitement de Jaboulay, répond à la dernière théorie étiologique du cancer, le parasitisme, nous terminerons par lui, l’étude des agents modificateurs. La découverte des hématozoaires du paludisme venait de montrer l’efficacité spécifique de la quinine contre eux ; rapprochant de cela le fait que le cancer serait rare chez les paludiques, qui sont en état d’imprégnation quinique et que l’existence des parasites pathogéniques des tumeurs était probable, sinon prouvée, Jaboulay pensa à essayer les sels de quinine dans les récidives opératoires.

Il se sert de bromhydrate et de chlorhydrate qui sont solubles et plus facilement assimilables, en solution :

Bichlorhydrate de quinine . 25

Eau distillée bouillie . 50

pour injections hypodermiques ou intramusculaires, à la

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