I . Semaine médicale , 26 septembre
laissent agir à l’air libre et font connaître leur méthode en 1897 L
La méthode mal appliquée en France, ne donna pas, dès l’abord, tout son résultat et Hermet entreprit exprès le voyage de Prague pour connaître exactement le traitement. Il en fit l’objet d’une communication à la Société de Dermatologie , en mars 1898.
On fait, avant tout, l’asepsie de la plaie et on l’avive légèrement, en passant sur l’ulcération un tampon de coton hydrophile, de manière qu elle saigne un peu ; on peut même la cruenter avec des ciseaux, un bistouri ou la scarifier, ce qui n’est que la modification du traitement de Ant. Dubois qui pratiquait un véritable curettage. Puis avec
un tampon de coton hydrophile, on badigeonne la plaie avec la solution :
Acide arsénieux.
Alcool éthylique Eau .
ad 75
en somme solution au 1/1 50e. Il faut observer que l’acide arsénieux est plutôt en suspension que dissous et avoir soin d’éviter l’écoulement du liquide sur la peau saine, qu’on enduira d’ailleurs de vaseline. Des précautions spéciales doivent être prises, lorsqu’on opère près des yeux. On laisse sécher à l’air et l’on active l’évaporation avec la soufflerie de Richardson ou celle du thermo-cautère. On répète deux ou trois fois cette opération dans la même