‹ Du traitement des cancersChapitre 28 sur 36 · Acad, de Médecine, 7 août · texte numérisé non relu

Acad, de Médecine, 7 août

donné des pilules de cacodylate de soude à la dose de 10 centigrammes par jour, pour lutter contre la cachexie d’une femme présentant une récidive d’épithélioma de l’utérus après une hystérectomie vaginale totale, nous avons constaté, dès les premiers jours, la disparition inattendue de douleurs abdominales et lombaires sourdes et paroxystiques.

Chlorure de zinc et méthode sclérogène de Lannelongue. — Le chlorure de zinc est un sel blanc, anhydre, déliquescent, très caustique, employé en solution ou en pâte. A 2/100, c’est un bon désodorisant ; le Burnett’s fluid des Anglais et l’eau de Saint-Luc, employés comme désinfectants, n'en seraient que des solutions à 100/200 et 77/100 diluées ensuite pour la pratique.

Bon antiseptique à 20/1000, il serait suivant Hayem, un excellent hémostatique à 6 ou 8/100. Au 1 /10e, au l/12e et même au l/20e, il serait encore caustique, mais avec une action un peu spéciale et comme escharotique, il n’est guère employé que déliquescent ou sous forme de pâte de

Canquoin :

Chlorure de zinc . 32

Farine de froment sèche . 24

Ozyde de zinc . 8

Eau distillée . 4

qui durcit en vase clos et est très hygrométrique.

Depuis longtemps elle était employée pour détruire les néoplasmes, soit en flèches dans les anfractuosités, soit en gâteau sur les ulcérations planes. Dumontpallier et Polaillau la vantent également contre l’endométrite.

On calculait que les dimensions de l’eschare produite étaient environ trois fois celles du fragment introduit. Elle atteignait, la première heure, la profondeur de trois millimètres, celle de six millimètres au bout de six heures et de neuf millimètres environ au bout de douze heures ', mais avec des variations inévitables, suivant la consistance et la texture du tissu que l’on voulait détruire.

Le caustique attaque et ronge également tissus sains et tissus morbides et il est même très difficile d’éviter les coulures. Floret, de Saint-Jean-de-Losne, en 1850, avait imaginé dans ce but un spéculum en bois qui restait à demeure dans le vagin, pendant tout le temps de l’application de pâte de Canquoin sur le col utérin cancéreux. Il pouvait ainsi éviter les brûlures des parois vaginales. Un ressort appuyait sur un morceau de chlorure de zinc qui s’enfoncait au fur et à mesure de son action rendue plus rapide. Leroyenne, de Lyon, a repris cette méthode 1 2.

Panas 3 ne voulait pas que l’application du caustique durât plus de sept à huit heures ; puis la pâte fut peu à peu abandonnée.

Courty ( Gazette hebdomadaire , 1877), préfère se servir du sel déliquescent en badigeonnages dans les cavités qu il obture par une rondelle de sparadrap Canquoin.

Marion Sims emploie la solution à 30/100. Bonnet, puis Richet commencèrent à injecter des solutions concentiées.

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