Lejeune. Thèse de Paris
Bryck 1 étudia les effets du caustique dans les tissus. Il observa une véritable momification, le chlorure de zinc formant avec l’albumine une combinaison chimique, des chloro-albuminates insolubles, sauf dans un excès d’albuminoïdes. Nélaton et Legros, qui n’usèrent sans doute pas de solutions très concentrées, n’obtinrent que du gonflement et des phénomènes vasculaires durant quatre ou cinq jours, des noyaux dans le tissu cellulaire, mais pas de sphacèle dans les tissus profonds.
Pourtant, avec sa méthode, Richet, quelles que soient les modifications mal déterminées subies par les organes, produit la destruction par gangrène des tumeurs.
Currier vante le chlorure de zinc dans un travail sur le traitement palliatif du cancer utérin en 1887. Playfair, en 1885, à la Société Obstétricale de Londres, le choisit de préférence à l’exérèse sanglante dont Thornton en fait un complément 2.
Mais outre la possibilité de l’atrésie du col et la rétention consécutive des liquides septiques dans le cancer utérin, on dépassait souvent le but et la chute de l’eschare s’accompagnait parfois d’hémorragies foudroyantes. On a même vu la vessie ouverte, les os atteints. De plus, les douleurs sont vives et persistantes.
Lannelongue tenta d’appliquer au cancer, la méthode qu’il avait essayée contre les tumeurs blanches, s’appuyant sur quelques propriétés un peu spéciales du chlorure de