‹ Du traitement des cancersChapitre 30 sur 36 · Anger Th. Thèse d’agrégation · texte numérisé non relu

Anger Th. Thèse d’agrégation

2. Transactions of the obstétrical Society of London, vol. XXVII, 1885.

zinc au 1 /10e ou 1 /20e, dont on dépose seulement quelques gouttes, avec une seringue de Pravaz au point piqué. Comme la difïusibilité est assez grande, son action peut se produire assez loin du lieu de l’injection ; là, il fixe, en les tuant, les éléments anatomiques, mais il provoque aussi une réaction inflammatoire assez vive, qui amène en quelques heures un afflux énorme d’eléments embryonnaires qui s’organisent avec une grande activité et constituent un tissu fibreux serré et compact ; il produit en même temps une irritation des parois vasculaires, suffisante pour provoquer de 1 artérite, endartérite et périartérite aseptique, qui peuvent être oblitérantes pour les petits vaisseaux ou déterminer tout au moins un rétrécissement du calibre des artères plus importantes C

Les injections sont périphériques et leur but est d’agir sur la tumeur, en tuant les éléments actifs de la zone d’infiltration, et en l’enserrant d’une coque de tissu fibreux peu propice à son extension ; enfin par la propagation des altérations vasculaires, en la privant de nourriture, comme on cherche à le faire par les ligatures atrophiantes. L’inconvénient de la méthode est de ne s’appliquer qu’aux tumeurs facilement attingibles, contre lesquelles nous possédons déjà bien des ressources, et aussi de supposer qu’elles ne peuvent s’étendre que latéralement dans le derme ou le tissu cellulaire et non dans la profondeur. La zone d’infiltration sous-jacente à la tumeur n’est pas atteinte et alors même que partout ailleurs on aurait constitué une barrière

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