‹ Du Traitement Des Fractures Transversales De La RotuleChapitre 26 sur 33 · OBSERVATION XXX VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX VI

(Turner. British med, Journ., 17 novembre 1883. Société clinique de Londres, séance du 9 novembre.)

Ilenri, S.T. C., 39 ans, marin, fut admis à l'hôpital maritime de Greenwich, en août 1881. Il s'était fracturé une première fois la rotule en 1859. Traitement ordinaire. Cal fibreux. Ce cal a été distendu graduellement, il s'était rompu au commencement de 1881. Lorsqu’il se présenta à l'hôpital, il avait donc une fracture non consolidée, datant de 6 mois; il y avait trois pouces d’écartement, lemalade ne marchait qu'avec un bàton,

Le 26 octobre on fait l'opération : éthérisation; incision verticale. Le fragment inférieur était petit et divisé en deux fragments secondaires ; la perforation oblique n’eût pas été possible, deux fils furent passés à travers le fragment supérieur et le plus large des deux inférieurs, Drainage et pansensent de Lister.

Le 28 et 29 température normale.

Les trois jours suivants, T. 999,3et 1000,2.

Le 1 novembre. Frisson. T. 100,8 ; on donna issue à un peu de pus. Pendant la quinzaine suivante, la température oscillait entre 100 et 102, tombant à la normale le matin.

Après le 31 novembre l’écoulement diminua; les blessures guésissent, les fils furent retirer le 9 février.

On ne tenta aucun mouvement passif, le malade ne voulut pas y consentir, disant qu'il n'avait besoin que d'un genou raide. La rotule légèrement élargie était peu mobile sur les condyles fémoraux. Le malade ne marchait pas mal bien que le genou fut raide.

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Nous avons donc dans cette série; une fois de la roideur articulaire, huit fois de l’ankylose. Mais ce dernier résultat n’est pas un insuccès absolu. C’est une amélioration dans l’état du malade qui à un genou raide, mais solide, avec lequel il peut marcher, ce qu'il ne faisait pas avant avec une jambe de polichinelle. Ce ne sont pas seulement les opérateurs qui se montrent satisfaits de ce résultat, les malades eux-mêmes en paraissent souvent enchantés, tant ils trouvent cette situafion préférable à celle qu’ils avaient avant, exemple le malade de Turner.

En résumé nous avons:

20 fois de bons résultats sans aucun accident avec 10 unions osseuses, 2 courtes unions fibreuses, et 8 fois aucune indication précise à ce sujet.

7 fois de bons résultats malgré les accidents consécutifs, avec 4 unions osseuses, À courte union fibreuse, 2 sans indication.

À fois l'opération est suspendue.

9 fois les accidents qui suivirent l'opération semblent

avoir été la cause de l’ankylose qui n’est qu'une amélioration.

Enfin les trois cas de mort de Bull, Wood, M. Cormac portent à quarante le nombre des cas anciens opérés que nous avons pu recueillir.

Nous avons dit, dans le précédent chapitre, ce que nous pensions des accidents consécutifs à l’opération et des moyens deles prévenir, ajoutons que la méthode antiseptique n’était guère connue et peu pratiquée avant 1880, Ici, nous n'avons à nous occuperquedesrésultatsfonctionnels, et il nous semble à la fin de cette étude, qu’en prenant toutes les précautions opératoires nécessaires, on arriverait à diminuer considérablement, sinon à faire disparaïtre, les résultats incomplets.

Avec les procédés ordinaires, lorsqu'on se trouve en présence d’une rupture d’un cal fibreux, on s’estime très heureux d'obtenir une seconde consolidation fibreuse

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