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l'avantage d’avoir son fil dans l’épaisseur des fragments, au-dessus du cartilage, et par suite hors de l’articulation.
Placer en arrière de la rotule des lames souples de cuivre rouve, comme le fit M. Lucas-Championnière; est un moyen excellent et très simple, qui facilite beaucoup la perforation des fragments, tout en préservant l’articulation contre la pointe de la mèche. |
Lorsque l’un des fragments est très petit, on est obligé de faire le passage du fii soit à travers le ligament rotulien, soit dans l’épaisseur du tendon du triceps. Suivant Lister, il suffit, avec une incision longitudinale, d’une seule suture appliquée dans le plan vertical.
Alors, on introduit les fils, d’après Lister, si ies trous des deux fragments ne se correspondent pas comme hauteur, ce qu'il n’est pas toujours facile d'obtenir en perforant; on y remédie en enlevant de petits fragments de la paroi du trajet, qui descend trop bas. Les fils métalliques sont préférables; il est plus facile d'obtenir la réunion par leur torsion, qu'avec le nœud d’un catgut ou d’un fil de soie. Une fois les fils introduits, on ramène leurs chefs sur la face antérieure de la rotule et on les tord pendant qu’un aide maintient les fragments en contact ; les surfaces cartilagineuses de l’os doivent-être parfaitement unies, et la face inférieure des fragments absolument de niveau. Le procédé, qui consiste à couper court les extrémités du fil et à marteler la partie tordue pour l’aplatir sur l'os, appartient à Van der Meulen, d’'Utrecht. C'est une méthode très avantageuse, eile rend la torsion bien plus sûre qu’en laissant sortir, hors de la plaie, les fils qui peuvent être dérangés à chaque pansement; de ja sorte, ils sont abandonnés dans la rotule où ils n’ont jamais déterminé d’accident, et on n’est plus obligé de faire, sept ou huit semaines après, pour extraire les fils qui se brisent quelques fois, une nouvelle incis’on à travers Îa
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cicatrice, ce qui a causé dans un cas un peu de suppuration superficielle. De plus, comme on a la certitude que le fil maintient les fragments d’une façon très efficace, on peut permettre au malade de marcher beaucoup plus tôt.
Dans le troisième temps, on assure l'écoulement des iquides par le drainage ; avec l’incision courbe, il suffit de placer deux gros tubes de caoutchouc à chaque angle de la plaie. Mais, avec l’incision longitudinale, voici comment fait Lister : « Une pince, avec les mors fermés, est introduite à travers la plaie, on la conduit jusqu’à la partie la plus externe de l'articulation; puis elle est alors fortement poussée à travers la synoviale, la capsule fibreuse et la synoviale, jusqu’à ce que l’on sente sa pointe sous la peau. Alors, à ce point, on incise la peau avec le bistouri. Puis, écartant les mors de la pince, afin d'élargir sans danger d'hémorragie l’ouverture qu'elle a faite dans la profondeur des tissus, on saisit avec la pince le drain qu’on ramène dans l’articulation en la retirant. » |
On lave alors l'articulation avec une solution forte (1/20) d'acide phénique, puis on rabat les lambeaux que l’on suture, soit avec des fils métalliques fins, soit avec des crins de Florence. Enfin, la plaie est protégée par un pansement antiseptique et on immobilise le membre dans une gouttière en fil de fer garuie de ouate.
Dans les cas qui ne présentent pas de difficultés particulières, l'opération ne dure pas plus de 45 minutes.