‹ Du Traitement Des Infections Péri-Utérines Aiguës Et Des SalpingitesChapitre 6 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le principe de la vaccinothérapie avait été mis en lumière par Pasteur, et, après lui, de nombreux essais furent faits, avec des résultats plus ou moins encourageants, dans cette voie par de nombreux auteurs.

Sans vouloir faire toute l’historique de la préparation des vaccins, qui n’entre pas dans le cadre de notre sujet, nous rappellerons que les premiers vaccins expérimentés dans les laboratoires étaient constitués par des germes vivants et atténués. De telles préparations ne pouvaient être employées en clinique, car elles auraient été par trop dangereuses, étant donnés la sensibilité variable et le pouvoir de défense variable de chaque individu pour un germe donné, même atténué.

On en vint alors à préparer des cultures tuées par la chaleur; c’est la période des grands travaux de Widal et Chantemesse en 1888, ceux de Brieger, de Kitasato et de Wassermann en 1892.

Ensuite, les méthodes de préparation des vaccins se multiplièrent, mais c’est surtout à la suite des travaux de Wright qu’un grand pas fut fait.

ASE

C’est Brücke qui, un des premiers, eut l’idée, en 1906, d'employer un vaccin antigonococcique dans le traitement des affections pelviennes. Après lui, Wright, Schmitt, puis, plus près de nous, Renaud, fabriquèrent des vaccins de nature variée, mais c’est surtout Nicolle, en 1913, qui fit passer l’usage des vaccins du laboratoire dans la pratique courante.

Ces vaccins étaient préparés de façon très variable et, à côté de ceux préparés avec des cultures en bouillon, tuées à 60°, on fit des cultures sur gélose, puis on ajouta des substances antiseptiques, le lysol, l’acide phénique, pour permettre la conservation prolongée.

Mais, où les auteurs ne sont pas d’accord, c’est de savoir s’il faut utiliser, pour la préparation des vaccins, des germes pris sur l’individu lui-même qu’on veut traiter ou si l’on peut utiliser des cultures quelconques. (

Certains, en effet, ne veulent attribuer de valeur qu'aux auto-vaccins, affirmant que, seuls, ceux-ci peuvent avoir une influence favorable sur l’affection à traiter. D’autres, au contraire, prétendent obtenir des résultats identiques avec des vaccins préparés d'avance avec des souches cultivées, avec des stock-vaccins.

Cette question reste d’ailleurs en suspens et elle est loin d’être résolue, étant donnée l’inconstance des résultats obtenus, tant avec les auto qu'avec les stock-vaccins.

D'ailleurs, dans la partie de la vaccinothérapie qui nous intéresse, c'est-à-dire dans le traitement d'’affections qui ne sont pas accessibles par les voies naturelles, il ne peut-être question que de stock-vaccins, et la question importante est de savoir quel vaccin employer.

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