RÉFLEXIONS PHILOSOPHIQUES, ETC
pas une fibrille, ni un cheveu dont le concours plus ou moins apprécié ne soit nécessaire à l’ensemble par la grande loi de solidarité qui les régit en commun. Les attributions individuelles de Lotîtes les parties de ce sublime chef-d’œuvre, quoique nous étant pour la plupart inconnues, n’en sont pas moins admises comme nécessaires par l’observateur consciencieux, qui voit autre chose dans le corps humain qu’un sac de peau surmonté d’une boule et auquel sont attachées quatre pendeloques que l’on nomme membres. Dieu n’ayant point créé un atome inutile, ni inutilement dans l’univers, nous devons donc admettre que les groupes qu’il en a faits, représentant à nos yeux des formes ou corps différents , ont été appelés à concourir à l’entretien et à l’harmonie de chacun de ces corps, et à l’harmonie générale, selon leurs puissances respectives. Ces atomes ne peuvent agir ainsi sans le secours d’idées qui leur sont propres ; ces idées ne peuvent être comprises ni définies par nous, qui ne pouvons même pas définir la forme des atomes qui les élaborent. Quelles notions pouvonsnous avoir sur les groupes qui forment un de nos cheveux, atomes qui sont ainsi as-