‹ Du traitement des maladiesChapitre 43 sur 64 · RÉFLEXIONS PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS PHILOSOPHIQUES

semblés par millions dans un alignement et une harmonie parfaite, conservant à leur centre une immense artère semblable à la plus belle rue de nos capitales , pour y voyager à leur aise et charrier plus facilement les sucs nécessaires à l’entretien de leur édifice isolé; sucs qui ne sont eux-mêmes que d’autres atomes ayant besoin d’un assemblage , d’un milieu et d’un temps quelconque pour être corporéifiés comme ceux qui les entourent.

Il résulte des observations que nous venons de présenter que, s’il est possible d’arrêter d’un seul coup d’épingle, dans le feu d’un discours passionné, un orateur; s’il n’est pas possible à un homme de dormir en la compagnie d’une punaise; si ce combattant acharné peut être désarmé avec un grain de tabac (i ), il nous est donc prouvé que l’atome

(i) « L’esprit du plus grand homme du monde n’est pas si inde'pendant qu’il ne soit sujet à être troublé par le moindre tintamarre qui se fait autour de lui; il ne faut pas le bruit d’un canon pour empêcher ses pensées , il ne faut que le bruit d’une girouette ou d’une poulie. Ne vous étonnez pas s’il ne raisonne pas bien à présent, une mouche bourdonne à ses oreilles : c’en est assez pour le rendre incapable d’un bon conseil. Si vous voulez qu’il puisse trouver la vérité, chassez cet animal qui tient sa raison en échec, et trouble

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