‹ Du traitement des maladiesChapitre 44 sur 64 · S IJ H LES MALADIES PI1ÉC1TÉES · texte numérisé non relu

S IJ H LES MALADIES PI1ÉC1TÉES

domine le tout; s’il a une telle puissance sur des parties qui offrent autant de résistance que celles extérieures de notre corps, quelle est donc la puissance qu’il peut avoir sur ses parties internes? Les antennes les plus douces

de certains animalcules venant à toucher quelques fibrilles nerveuses d’un organe interne, quelle souffrance proportionnellement ne doit-on pas en ressentir, si nous en jugeons par le trouble occasionné par le passage d’un gaz dans l’estomac, la convulsion, le mal dit de cœur, la syncope , la perte de toute idée qui s’en suivent. Eh quoi! un peu d’air peut occasionner autant de désordre? Que doivent donc produire une bile enflammée, des glaires recuites, un sang vénérien , la goutte, le rhumatisme interne, un squirrhe, un tænia, une paralysie locale de quelque organe , une perte continuelle d’urine, une fausse digestion, un hoquet permanent qui devient une paralysie et non

cetie puissante intelligence qui gouverne les villes et les royaumes. » ( Pensées de Pascal sur la religion , édition 1792, p. 129.) Sous n’avions pas lu cet ouvrage avant de faire cet article, dans lequel nous trouvons à l’instant cette pensée qui rend si bien la notre et mieux que nous ne saurions le faire.

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une convulsion de l’estomac , une bronchite , une hydropisie, etc. Oh ! je vous le dis, vous cjui entourez les malades et les soignez, pitié, PITIÉ pour eux ! car ils sont moins que les atomes qui les torturent, et cependant ils se croient quelque peu rois , seigneurs , grand* juges , prélats bénis de Dieu , guerriers redoutés de l’univers ! Pauvres enfants dïin jour, ils n’en sont que plus malades! Je vous le répète, ayez pitié d’eux ! un vent leur fait crier grâce , et une punaise les empêche de dormir! Dans la meilleure des santés du inonde l’homme est toujours a l’état de souffrance, de dépendance du moindre de ses organes et de la plus minime de ses pensées; il étouffe faute d’un peu d’air; il meurt faute d’un morceau de pain ; il enrage faute d’un verre d’eau; il viole pour calmer une démangeaison ; il vole pour satisfaire une idée; il assassine pour se venger; il se bat pour un mot; il hait pour moins qu’un mot, pour un regard (dit-il, de mépris) ; il est si inquiet de lui-même, qu’il s’entre-dcmande, à chaque rencontre, comment va sa santé? Et cet homme dit se bien porter. S’il se porte bien, il pense alors bien mal. II y a maladie permanente chez nous : si ce n’est

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le corps qui souffre, c’est l’esprit. Qui soigne aujourd’hui a besoin d’être soigné demain. C'est donc un échange et une dette, acquittons-nous-en avec le plus d’amour possible.

Renseignements sur les préparations médicinales citées dans cet ouvrage.

Beaucoup de personnes n’ont aucune notion sur la manière de préparer un cataplasme ou de faire une infusion , etc. ; nous avons cru nécessaire de dire un mot sur ce sujet.

Bains. — Dans les grandes faiblesses nerveuses , le relâchement des muscles , l’inertie des papilles extérieures , les sueurs continuelles qui deviennent une déperdition nuisible au corps, il est bou de prendre des bains toniques; ceux d’eau de mer sont préférables , mais ils sont remplacés communément par les bains salins, préparés de la manière suivante : On met de quatre à six livres de sel de cuisine dans un bain ordinaire , ce qui produit presque le même résultat.

Dans les irritations nerveuses que l’on suppose dues à un excès d’électricité , ou à quelques humeurs chaudes, on met dans un

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