DU TKAITEMKNT DES MALADIES TROPICALES
grammes de siilfate de quinine, an moment de se coucher, les feront généralement disparaître. Il est bon aussi d'en faire prendre 15 à 20 centigrammes trois fois par jour comme tonique ; on peut y joindre aussi avec avantage, pour combattre l'anémie, le fer sous ses formes les plus digestibles, comme le carbonate, le pernitrate ou le fer dialyse, s'il peut s'assimiler sans entraîner des maux de tête ou des troubles intestinaux.
On ne doit pas oublier qu'il faut beaucoup de temps pour le rétablissement complet de la santé, et qu'en général on doit plus compter sur le changement de climat, sur une nourriture et un régime appropriés, sur des vêtements et une habitation convenables, sm- l'exercice en plein air, sur le changement d'air et de résidence, sur les voyages en été, sur le fonctionnement régulier des intestins, que sur les médicaments ou tout autre moyen thérapeutique. C'est ce qui explique le bien que fait éprouver au malade une saison de chasse dans les bruyères du Nord de l'Angleterre, de l'Écosse, de l'Irlande ou du Pays de Galles pendant l'automne, des promenades en mer dans certains cas, ou une saison aux eaux de Wiesbaden, de Hombourg, de Carlsbad, ou de Marienbad.
Pour tous ceux chez qui le fer est indiqué, et qui peuvent se l'assimiler, les eaux ferrugineuses sont très bienfaisantes ; mais il est certain que le fer, même sous ses formes les plus assimilables, ne peut souvent être pris par le malade pendant les premiers temps après son arrivée en Europe, sans produire des maux de tête, une irritabilité nerveuse et un malaise intestinal assez forts pour en contre-indiquer l'emploi. ^ Il arrive cependant quelquefois que les ferrugineux peuvent être employés plus tôt qu'ils ne le seraient, si l'on a soin de diminuer la réplétion excessive de la circulation porte ^ au moyen d'une administration quotidienne, le matin, de médecines ou d'eaux salines laxatives.
Pour la névralgie paludéenne de la 5^ paire, des doses de 80 centigrammes de sulfate de quinine sont utiles. Dans des cas exceptionnels où la quinine semble avoir perdu son influence, des préparations de fer ou un mélange de hqueur arsenicale de Fowler et de teinture d'aconit, pris pendant im certain temps, procm-eut souvent le soulagement désiré. Semblable traitement a produit d'excellents résultats dans la névralgie paludéenne du dos et des extrémités. Mais dans tous les cas il faut prendre le plus grand som^ du régime et surtout des fonctions mtestinales qu'on doit régler par des laxatifs salins. Les enfants, souffrant des effets de l'empoisonnement paludéen supportent le fer bien mieux que
les adultes. Sous la forme de vin ferrugineux, de sirop de phosphate de fer, et tel qu'U existe dans certaines eaux minérales, ils l'absorbent et en rétii-ent un bien réel. Mais poiu- eux comme pour les adultes, il faut l'associer à la quiniue ou, si celle-ci n'est pas bien tolérée, au quassia ou au Colombo. Les seUes doivent être soigneusement régularisées, si besoin est, par des laxatifs convenables. Des aliments nutritifs, surtout du lait, beaucoup d'exercice en plein air, des distractions sont indispensables pour favoriser la convalescence et la croissance. Leur éducation doit être différée jusqu'à ce que la santé soit complètement rétablie.