CONGESTION PALUDÉENE ET lYPERTROPIIE DU FOIE
Par suite d'excès de table répétés, d'exposition à de brusques changements de température ou de négligence des précautions ordinaires, les fonctions du foie sont facilement troublées. La forme la plus habituelle du dérangement hépatique est la congestion : c'est d'ordinaire l'expression ou l'aggravation locahsée d'un engorgement antérieur de la circulation porte, assez important pour entraver sérieusement les fonctions du foie.
L'organe est uniformément tumescent. On peut mesurer l'étendue du gonflement par la palpation et la percussion, surtout si on a d'abord fait évacuer le canal aUmentaire. On trouvera alors que le foie a envahi une portion de l'espace thoracique en soulevant du côté droit le diaphragme et le poumon, et du côté gauche, en déplaçant le diaphragme et le cœur, pressant trop fortement en bas sur l'estomac, le colon et le rein droit. Bien que la plupart du temps il n'y ait aucune douleur marquée, il se présente des cas où l'on rencontre une certaine sensibilité, du malaise et des nausées, avec une contraction exagérée des muscles droits de l'abdomen quand on presse ; il en est de même quand le colon est excessivement distendu par des gaz.
Si l'examen physique du malade est fait avec soin, il est facile de trouver la cause de la sensibilité ou de la douleur.
Tout exercice un peu violent produit, dans ces conditions, de la dyspnée et des palpitations plus ou moins fortes suivant l'accroissement du volume du foie et le déplacement des autres organes avec lesquels il est en rapport. La flatulence dont se plaint si souvent le malade, et qui produit une sensation de plénitude et de distension, augmente ces symp-