‹ Du Traitement Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses AiguéesChapitre 14 sur 17 · ANALYSE DES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

ANALYSE DES OBSERVATIONS

Sur 13 cas traités, un seul échec, celui relaté dans l'observation 4, pleurésie purulente gauche grippale à streptocoques, où la mort est survenue après une semaine d'hospitalisation par sidération générale de l'organisme et myocardite. |

Sur les 12 cas restants, six ont du subir l'intervention chirurgicale. Ce sont ceux des observations :

2. Pleurésie purulente gauche à pneumo, ayant débuté 3 jours après l’hospitalisation pour pleuro-congestion de la base gauche avec congestion du reste du poumon. Le malade dût être évacué à la suite de la formation d’un abcès de la paroi au niveau d’une zone de ponctions qui produisit une fistule pleurale.

>. Pleurésie purulente droite grippale à strepto, ayant débuté ? jours après l'hospitalisation du malade dans un état alarmant.

6. Pleurésie purulente gauche grippale à strepto, ayant débuté 3 jours après l'entrée à l'hôpital du malade pour pleuro-congestion de la base gauche. Etat général touché.

Dans ces deux cas, le transéat en chirurgie a été décidé en raison de la persistance du pus et de l’altération des polynucléaires ou des microbes.

Enfin dans les 3 dernières observations : 11, 19, 13, toutes les trois pleurésies purulentes à anaérobies. Le

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traitement par les injections de diformine iodée intra-pleurale avait claul pour but de lutter contre l'infection intense et de désodoriser le pus. Employé seul, je veux dire sans l'aide de vaccins, ni de sérums, il a permis à Messieurs Plazy et Germain d'atteindre le but escompié.

DAXS L'OBSERVATION 11,pleurésie purulente gauche à anaérobies, chez un sujet de 19 ans. Nous voyons la pleurésie débuter insidieusement par un syndrome liquidien pleural séro-fibrineux à microbien.

Mais le 1% Août, 12? jours après son hospitalisation, une vomique de pus fétide, d'environ 1 litre 200, vient surprendre les médecins traitants. La ponction de la plèvre ayant ramené le même pus fétide le 15, on procède aux injections de diformine iodée ; 8 injections presque quotidiennes à la dose de 30 à 60 cc ; les anaérobies diminuent, le pus se désodorise, seule la persistance de la fièvre avec des oscillations irrégulières et l’altération des polynucléaiïres indiquent le transeat en chirurgie, suites opérations normales. Ce malade n’a pas été revu depuis.

DANS L'OBSERvATION 12, pleurésie purulente droite à anaérobies chez un jeune homme de 21 ans, il en est de même.

Même début traître, pus verdâtre. Le 1° Janvier 1931, grave atteinte de l’état général. Le pus devient séro-purulent le 2 Janvier, extrèmement fétide et abondant, on en retire 500 cm3. L'examen montre de nombreux anaérobies et des polynucléaires altérés. Dans les crachats flore banale.

Les injections de diformine iodée employées à la dose quotidienne de 80 cm3 ont pour effet de désodoriser le pus, de rendre aux pelynucléaires leur intégrité, par conséquent semble-t-il, de favoriser la leucocytose locale

d’éteindre la fiévre, 15 Janvier. Malheureusement il se

forme un abcès de la paroi en bouton de chemise, qui communique avec la plèvre et le malade est envoyé en chirurgie, pleurotomisé le 21. Les suites opératoires sont normales.

Dans L'OBSERVATION 13, pleurésie purulente droite à anaérobies chez un homme de 47 ans. Etat général grave à son entrée à l'hôpital le 30 Janvier, une ponction faite immédiatement ramène un pus séreux, abondant, 300 cm3, extrêmement fétide, sale.

La flore est polymicrobienne, les anaérobies cependant dominent, la septicémine employée quotidiennement à la dose de 80 cm3 amène les mêmes résultats que dans les 2? cas précédents. Désodorisation du pus, intégrité des polyvnucléaires, retour à une température normale.

Le pus cependant persiste, les anaérobies moins nombreux sont encore faciles à déceler, et le malade est évacué en chirurgie pour être pleurotomisé.

Tels sont, Messieurs, les résultats obtenus dans cette première série d'observations.

Tous les malades ont été livrés au chirurgien en temps opportun, dans les meilleures conditions possibles pour l'intervention. Si la diformine iodée ne les a pas guéris complètement, elle a eu en tous cas une action modificatrice très heureuse. Elle à permis aux lésions pulmonaires de se stabiliser ou de guérir, à l’état général de se remonter, à la fièvre de disparaître. Son action sur le germe est manifeste, elle les fait disparaître ou tout au moins en atténue la virulence comme en témoignent les examens histologiques et les cultures et accentue la défense locale comme en témoigne la présence de polynucluaires vivaces, n'ayant plus les caractères des polynucléaires en déchéance, ce qui semble prouver que la septicémine favorise la

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