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intervenir que lorsqu'il a en quelque sorte la main forcée soit par les douleurs atroces du malade, soit par l'arrêt de la miction et de la défécation. Seul Billroth, et il est à remarquer qu’il est le premier à se risquer à une inter— vention, paraît avoir tenté une cure radicale avant que l'intervention fût devenue d’une nécessité absolue. D'ailleurs, le plus souvent, c’est le malade qui demande lui-même une intervention immédiate. Pour lui, les chances que fait courir l’opération n’entrent plus en considération tant les souffrances sont intenses. Et véritablement, la vie devient insupportable avec ces douleurs atroces, qui ne cessent pas un instant, qui augmentent au contraire par les efforts répétés de la miction ou de la défécation. Le sommeil n’existe plus. À peine ce malheureux consent-il à se nourrir. Aussi, on voit l’état général baisser rapidement et le malade mourir de faiblesse lorsqu'il n’est pas emporté par une complication. Trois fois, les symptômes douloureux décident l'opération ; à cette cause s’ajoute la difficulté de la miction dans l'observation de Harrisson. Dans le cas de Demarquay, c’est surtout la difiicile évacuation des matières fécales qui entre en ligne de compte. Tous ces auteurs, sauf Harrisson, dont le travail est le plus récent, ont eu avant d'opérer l'intention de faire une ablation totale de la tumeur. Seuls, cependant, Billroth et Leisrinck ont réussi à exécuter entièrement leur plan et encore ont-ils intéressé le premier la vessie, le second la vessie et le rectum. Spanton, après avoir extirpé une masse de la grosseur du poing, s’arrête en constatant l'existence d’un fort prolongement cancéreux au-dessus de la vessie, en arrière de la symphyse du pubis. On voit que dans tous les cas d'intervention, même dans les plus