‹ Du Traitement Du Cancer De La ProstateChapitre 5 sur 16 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

À ce moment donc la nécessité d’une intervention s’impose d’une manière absolue, même dans les cas les plus favorables, dans ceux où l’existence du malade n’est pas mise momentanément en jeu par une grave complication telle que la rétention complète des urines ou des matières fécales, la cystite purulente, la pyélonéphrite, les hémorragies, le patient demande à être débarrassé de cette affection terrible par les douleurs constantes, épouvantables qu’elle impose. Il faut intervenir. C’est ce que n’ont pas hésité à faire quelques chirurgiens, assez peu nombreux du reste.

C’est Küchler qui, le premier, eut l'idée de lablation totale de la prostate ; il ne la pratique du reste que sur le cadavre. On voit Cadge en 1862, et apres lui Fergusson et Keiïl, extirper des fragments de la prostate dans le cours d’une taille périnéale. Enfin, dans le cas de tumeur maligne de la prostate, l’ablation totale de la glande et de la masse néoplasique fut tentée par Billroth en Alle-

| — 12 — magne, par Demarquay en France, par Spanton en Angleterre : avec quels succès !

Les observations publiées de ces diverses interventions le montrent.

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