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Spanton fait une incision transversale et curviligne au-devant de l'anus et en disséquant avec soin atteint la tumeur prostatique. Sonde indicatrice. En passant les doigts dans la blessure périnéale on trouve le rectum déchiré probablement par les manipulations antérieures, la tumeur en est séparée avec difficulté. Avec les mains et le manche du scalpel une grosse portion de tumeur est soigneusement énucléée et enlevée en plusieurs fois. Plus friable qu'on ne l'avait cru. Après l’ablation d’une masse de la grosseur du poing, on trouve qu'une portion s'étend en haut derrière la symphyse pubienne; impossible de l’aborder sans danger. Ligature de plusieurs vaisseaux. Tamponnement contre l'hémorragie un peu forte. On laisse une sonde dans la vessie. Suppositoire à l’opium. Plus d’hémorragie. Mais le malade devient de plus en plus faible et meurt le jour suivant.
Autopsie. — Tumeur arrondie, lobulée engainant entièrement la vessie, intimement adhérente à la paroi antérieure du rectum. Côlon et rectum remplis de matières fécales dures. Uretères et reins normaux. Vessie vide. Calcul phosphatique de la tumeur.
L'opération est entreprise dans le but d’amoingrir les sonffrances horribles du malade. Mais l’évolution de la tumeur est si avancée, les prolongements et les adhérences sont tels, que le chirurgien doit renoncer à une ablation entière par crainte de lésions trop grandes. Les fonctions ne sont nullement facilitées. Les douleurs ne diminuent pas et le malade épuisé meurt rapidement.
OBSERVATION V Wharthon, Phil. med. Times, 1882. La maladie débute par rétention; mais bien antérieurement
existaient des troubles de la miction. Douleurs hypogastriques. Ce malade n'avait présenté à aucun moment d'hématurie.
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Au toucher on sent la prostate augmentée de volume arrondie mais lisse, Lorsque le cathétérisme devient impossible on ponctionne la tumeur et on fait la taille périnéale. Le malade meurt de péritonite huit jours après.
Péritonite généralisée; noyaux du péritoine; prostate volumineuse; vessie intacte.
Noyaux secondaires dans le foie et la rate.
Cette intervention a un caractère particulier en ce sens qu’elle ne vise pas à l’ablation totale de la tumeur, qu’elle a uniquement un but palliatif. Ce qu’on cherche, c’est de prolonger pour quelque temps l’existence du malade en rétablissant la miction. Cependant l’autopsie montre que le néoplasme prostatique pouvait être enlevé complètement. Le résultat obtenu, sans le développement de la péritonite n’aurait pas été de bien longue durée étant donnée la généralisation au foie et à la rate.