‹ Du traitement du placenta inséré sur le segment inférieur: à propos de 60 cas observés à la Maternité de l'Hôpital TenonChapitre 39 sur 68 · À. — HÉMORRAGIES DE LA GESTATION · texte numérisé non relu

À. — HÉMORRAGIES DE LA GESTATION

Elles mettent rarement en danger la vie de la femme. Cependant, dans quelques cas, en présence d’une hémorragie très abondante, on est obligé d'intervenir d’urgence. Le traitement chirurgical s'impose alors, d’autant plus que ces pertes de sang mettent la femme en mauvaise condition pour supporter une hémorragie, même minime, au cours du travail ou de la délivrance.

D'autre part, il faut aider ces femmes anémiées à supporter le choc opératoire, la perte de sang même minime qui va résulter de l'intervention. Pour cela, nous disposons d’un excellent moyen, la transfusion préopératoire, dont on a usé largement à la Maternité de Tenon.

Pour fixer le moment de l'intervention, nous disposons des signes classiques de l’hémorragie grave

Le EN

Le pouls en pern:anence, au-dessus de 100:

Le nombre des globules rouges au-dessous de 3 mil- Lions, ou le taux de lhémoglobine, au-dessous de 3 % pour DEVRAIGNE.

Dans tous les cas d’anémie prononcée, les procédés obstétricaux sont trop lents, la méthode chirurgicale est la méthode de choix.

Il en est de même, lorsque la poche des eaux est rompue, que l’hémorragie continue, la femme étant en menace, ou en état d'infection ovulaire. Mais, dans ce dernier cas, il est prudent de réserver le pronostic devant la possibilité d'infection sanguine, et de craindre des complications veineuses ou septicémiques, et c’est là une indication aux opérations mutilatrices.

Page 1