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tant de l’ablation utérine est fermé en totalité. La rétraction cicatricielle, loin de tirer excentriquement sur la cicatrice pour l’affaiblir, ne pourra que la remonter et tirer sur le vagin. Cette sangle
et le fond du vagin se trouvent être presque à la
vulve au moment de l’opération et sont refoulés et maintenus par des tampons pendant trois semaines. La fixation a toujours été constatée à la sortie des malades, c’est-à-dire de vingt-huit à trente jours après l'opération. Quant aux craintes qu'on pourrait avoir de recouvrir Île vagin et d'isoler les pédicules qu'ont étranglés les fils de soie, elle ne sont pas fondées, comme l'a montré la pratique. »
La cicatrice vaginale étant ainsi fixée, il ne reste
plus, en cas de cystocèle prononcée ou de rectocèle,
qu'à pratiquer une colporraphie ordinaire. « Mais,
dit Quénu, si on se dispense de cette opération, le résultat primitif n’en sera pas moins acquis; la légère cystocèle persistante ne sera jamais capable d'apporter une entrave où même une gêne sérieuse aux fonctions et aux occupations des malades. »
Ajoutons que Gaudier (Bulletin médical du Nord,
1893) décrit un procédé qui se rapproche beaucoup
de celui de Quénu.
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L'opération de Quénu a été critiquée de plusieurs CÔLés.
Richelot fait remarquer que les ligaments larges sont flasques et se laissent attirer au dehors par le vagin ou l'utérus avec une docilité désespérante. Pour lui, en outre, les rapports anatomiques que Quénu cherche à réaliser par la suture entre eux et la plaie vaginale, s'établissent naturellement, d’euxmêmes, à la suite de l’hyslérectomie et de l’applicalion des pinces à demeure. I cite, à l’appui de cette opinion, une observation où il trouva, à l’autopsie d’une femme hystérectomisée pour prolapsus utérin, une fusion complète entre les ligaments et les plaies. Richelot émet enfin des doutes sur l'efficacité du procédé. Pour lui, la fusion des ligaments larges et du vagin est insuffisante pour soutenir les parois vaginales qui peuvent retomber quelques mois plus tard. Et il conclut en disant que si la guérison a été obtenue, c’est parce que très judicieusement Quéniu a terminé par une colporraphie.
Pozzi est du même avis, et fait remarquer que dans ses observations personnelles les récidives du prolapsus ont eu lieu dans les cas où il avait employé les fils et non les pinces.
Il semble donc que le procédé de la sangle et de la fixation des plaies vaginales aux ligaments larges,
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