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à mesure que le col utérin devient libre, je l'incise de bas en haut sur sa face antérieure, et je fixe les pinces sur la tranche de lincision, de façon à abaisser de plus l'organe. On peut ainsi arriver,
dans certains cas. jusqu'au cul-de-sac vésico-uté-
rin. Mais si l’on éprouve trop de difficultés, on doit renoncer à l’atteindre d'emblée et passer im-
: médiatement au temps suivant. Celui-ci consiste
dans l'ouverture du cul-de-sac de Douglas avec des ciseaux. Par cette ouverture, on peut alors recourber les doigts en crochet par delà l'utérus, et, grâce à cette manœuvre, déprimer le cul-desac vésico-utérin et parvenir à l’inciser. L'utérus étant ainsi complètement dégagé sur ses deux faces, on procède à la ligature des ligaments larges avec des fil de soie et à leur incision. On place d’abord un fil de chaque côté et à la partie inférieure des ligaments larges. On parvient ainsi à dégager suffisamment l’ulérus pour pouvoir saisir sa face postérieure et le faire basculer d'avant en arrière pour achever de lier les ligaments larges de leur sommet à leur base.
« Aucune manœuvre spéciale n'est nécessaire pour fixer le fond du vagin aux moignons des ligaments larges de leur sommet à leur base.
« Reste à réunir la large plaie vaginale qui laisse
SA
à découvert une grande partie de la surface de la vessie. En avant, cette réunion est faite au catgut à l’aide d’une suture continue à trois plans superposés. En arrière, on place simplement quelques points séparés au catgut de manière à réunir la plaie qui résulte de l’ablation du petit lambeau vaginal postérieur. Avant de les serrer, On introduit une mêche de gaze iodoformée au niveau de l’espace qu’occupait l'utérus enlevé.
€ Enfin, dans un dernier temps, on pratique une périnéorraphie par dédoublement selon le procédé de Lawson Tait. C'est 1à, je le répète, le point capital de l’opération, quoique par son peu de durée et sa facilité relative, il paraisse n'être qu’accessoire. »