L ELECTRICITE
.Mai
Aviinl l'électricilé. Après l'élcc Incité.
Faradisatiougéiiél'ule, faradisation des membres.
Ifi
Ou I/O
on
Mme P. . . . , âgée de trenle-liuit ans, nerveuse, se tatigue fiicilement, niais elle n'est pas anémique ni très maigre. Elle s'améliora rapidement sous l'intluencedu traitement général et tonique.
Avant l'électricité. .\près l'électricité.
Janvier 21. . . 98 .S/5 99 1/5 [ Le thermomètre est
29, . . 98 2/5 99 1/5 \ maintenu dans
30. . . 99 1/5 .99 3/3 \ l'aisselle pendant " -'^l- . • 98 4/5 99 2/5 / dix minutes avant
Février 1 . . . 99 99 2/5 [ et après.
Période de met)sLruulion.
lî). . . 98 2/5 98 4/5
„ 20 . 98 99 (Le thermomètre est
„ 23! '. ! 98 3/5 99 4/5 ) maintenu dans la
f nutes avant et ap.
Période menslruellc.
Avant l'élcctricilc. Apres l'éleclriiiilé.
Mars 13. . . i'O 99 2/5
Miss R..., âgée do vingt-sept ans, présentait tous les symptômes de l'hystérie ; elle avait fait abus du chloral et des bronmres; au moment où elle se soumit au traitement, l'anorexie était marquée, ainsi que la perte des couleurs et la maigreur. Le thermomètre fut maintenu dans la bouche de cette malade cinq minutes avant et après les opérations.
Avant, rélcRli-icilc. Après 1 clccLricilc.
100 ( Farad isation géué- 100 j raie pendant quinze 100 2/5 ( minutes.
I Faradisation gcné- 98 3/5 \ raie, faradisation 100 1/10 ) des bras pendant ( vingt minutes.
I Faradisation générale , dix minutes; bras et jambes vingt minutes..
Mai
Juin
l'électricité 83
J'ai donné ces détails en entier, parce que je n'ai vu mentionner nulle part aucun de ces phénomènes si remarquables. Il est possible qu'une partie, au moins, des changements dans la température soit due à l'action musculaire, toutefois cette supposition peut à peine rendre compte du plus grand nombre de ces changements, et nous nous trouvons obligés d'en chercher l'explication complète ailleurs. On ne peut mettre en cause l'excitation mentale, puisque ces modifications continuent alors que la patiente est entièrement accoutumée au procédé opératoire. Je ne dois pas omettre de dire que, pour la plupart, les malades ignoraient qu'une élévation de température devait se produire. N'est-il pas possible que les courants électriques — môme ceux d'une batterie à courants induits — aient le pouvoir de stimuler les tissus de manière à produire une accélération dans les mouvements de désintégration moléculaire?
L'étude attentive des sécrétions pourrait donner la clef de cette question. Toutefois, les faits suivants, sur lesquels je désire appeler l'attention, montreront que l'action musculaire
produite ptu' lu liatteric n'est pas essentielle dans la production de l'augnientation de la
teni[)érature.
Il y a (pielques aimées, MM. Beard et Rockwell avaient annoncé qu'en se servant pendant quinze minutes par jour d'un courant induit, un pôle appliqué au cou et l'autre à l'un des pieds, ou alternativement k l'un et à l'autre pied, on obtenait, si l'on continuait le traitement pendant assez longtemps, des eiïets très nettement toniques. Je crois qu'ils étaient dans le vrai, et je suis en mesure de démontrer aujourd'hui que les courants induits, employés de cette manière, produisent aussi, chez de nombreux sujets, une élévation notable de la température. Ceci nous prouve, tout au moins, que nous avons ici un agent actif, capable d'influencer d'une façon positive le mouvement nutritif de l'organisme.
L'élévation de température produite ainsi est moins constante et moins nette que celle qu'amène le traitement des muscles. Il n'est pas, je crois, nécessaire de donner les tables au complet. Elles montrent dans les cas les plus favorables une élévation de un cinquième à quatre cinquièmes de degré F., et furent
l'électricité 85
prises avec les plus grands soins, afin d'écarter toute cause possible d'erreur.
Voici quel est le mode d'application de ce moyen : quand l'électrisation des muscles est terminée, on place l'un des pôles à la nuque et l'autre sur l'un des pieds pendant quinze minutes. Puis on transfère le p(Me du pied à l'autre pied et on l'y laisse pendant quelque temps.
On se sert du courant primitif, c'est le moins pénible, et les interruptions sont aussi rapides qup possible; on a eu soin cependant d'ajuster les fils de contrôle ou le cylindre de façon à obtenir un courant dont l'impression ne soit pas désagréable.
On m'a souvent demandé si tout ce que j'avais décrit ici était nécessaire, et ma première édition a été assez vivement critiquée dans plusieurs journaux, parce que je n'avais pas indiqué la valeur relative de chacun de ces moyens en particidier. De fait, j'ai étudié un très grand nombre de cas au point de vue clinique; dans les uns, je me suis servi du repos, de l'isolement et du massage, dans les autres, du repos, de l'isolement et de l'électricité. Il est difficile, je dirai presque impossible, d'énoncer en chiffres, pour
ainsi dire, les raisons qui m'ont décidé à me servir de tons ces moyens réunis. Si l'on peut se dispenser de l'un d'eux, je n'hésite pas à dire que c'est de l'électricité.