‹ Du traitement moral de la folieChapitre 27 sur 80 · SALPÉTRIÈRE. SI. PARISET · texte numérisé non relu

SALPÉTRIÈRE. SI. PARISET

mais je ne sache pas que la médecine civile, quelque bien pourvue qu’on la suppose, puisse aider plus utilement M.Pariset, dans l’accomplissement de son précepte. Le désir de M.Pariset n’est pas,

comme celui des anatomo-pathologistes, de guérir

un cerveau malade , mais bien de substituer à un cerveau malade, un cerveau sain. Un cerveau refait de toutes pièces, me paraît, en effet, préférable à un cerveau simplement restauré, en quelque bon état qu’on ait pu mettre ce dernier, mais je ne soupçonnepas même comment M. Pariset s’y prendrait, pour arriver à un pareil résultat, et je conçois qu’il ait reculé devant l’immensité des développemens dans lesquels il lui aurait fallu entrer, pour nous exposer ses idées à ce sujet.

Heureusement, et c’est M. Pariset lui-même qui nous l’apprend, heureusement, dis-je, que l’on peut guérir des aliénés, sans qu’il soit besoin de remplir son précepte.» Il est, assure-t-il ( i ) ailleurs, il est des aliénés qui guérissent par un regard du médecin, par un de ses gestes, par une de ses paroles ; il en est qu’il feint de négliger , et dont cette négligence apparente, commence la guérison. Il en est même que guérit le simple déplacement qui les fait passer d’une salle dans une autre salle toute voisine. » Ici, que ferait le

(') Op. cü. pag. 83.

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