I. MORISON. TRAITEMENT PHYSIQUE
§ XIII. Exemple d'un traitement purement physique, appliqué dans un cas de monomanie ,
par M. Morison.
Les auteurs qui ont trouvé l’altération productrice de la folie, font quelquefois tellement peu de cas du traitement moral, que s’ils le mentionnent dans une notice historique ou dans une préface, ils le négligent totalement dans leurs observations (i). M. Alexandre Morison, président du collège royal des médecins d’Edimbourg,
(i) Mason Cox ( Practical observ. on insanity , Lond. , i«o4), quoique regardant la folie comme dépendant toujours d’une altération physique , fait cependant un grand cas du traitement moral , et il rapporte même un cas de guérison, obtenue par la musique. Hill ( Essay on the prévention and cure of insanity. Lond., 1 8 1 4) qui partage la même opinion sur la nature de la folie, traite toujours cette maladie par des moyens physiques , et dans les observations très incomplètes qu’il rapporte, il ne cite pas un seul exemple de guérison opérée par le traitement psychique. John Syer (A dissertation on the featurcs and treatment of insanity , London, 1827) assure, au contraire, avoir souvent rencontré , dans la folie idiopathique, mens insana , in corporc sano , et, dans ces cas, il conseille un régime moral comme le moyen de guérison le plus efficace. Tuke ( A description of the retreat , an institution near York for insanc persons, r8i5 ), spiritualiste autant que M. Heinroth, mais plus juste que ce dernier envers les aliénés , reconnaît que les gens dont la conduite est la plus régulière et même du caractère le plus religieux , sont exposes à la folie comme les autres hommes ; il blâme avec raison une ancienne pratique de Belhlem, qui consistait à saigner et à purger tous les fous, à des époques déterminées ; il cherche à démontrer l’inutilité des médications physiques, dans la folie, et préconise le traitement moral. Il veut qu’on amène l’aliéné à exercer