M. MORISON. TRAITEMENT PHYSIQUE
présente, sous ce rapport, un exemple qui mérite d’être cité (i) :
« Pour être à même de diriger utilement le traitement de la folie, il importe, suivant M. Morison, de bien connaître les antécédens du malade, et de remonter au* causes de son délire. Ces causes peuvent être une application trop grande aux affaires ou àTétude, des troubles politiques, des entraves de commerce, des doutes religieux, un amour contrarié, des remords de conscience ou quelque passion. Sachant à quelle cause il faut attribuer la maladie, on est mieux en état d’apprécier les phénomènes du délire , la tendance des idées, et par là de prévoir ce qui peut irriter l’esprit, adoucir les sensations pénibles, diminuer la fréquence des retours des caprices, de la fureur ou du désespoir.
« Le malade devenu calme, on saura sur quels sujets son attention devra être dirigée; on évitera ceux qui tiennent à ses idées fausses. On lui procurera ce qu’il désire, on éloignera de lui ce qu’il craint, afin d’exciter en lui des émotions et des affections convenables à la nature particu-
lui-même un contrôle sur ses propres actions , qu'on lui inspire des passions, qu’on lui suggère des idées. En cela je suis complètement de son avis ; la seule chose que je lui reprocherai ici, c’est de n’avoir pas distingué, sous le rapport du traitement, les cas de folie simple, de ceux où il y a lésion des mouvemens et de la sensibilité.
(0 Cases of mental disease, London, 1828, in-8, pag. 7.