M. MORISON. TRAITEMENT PHYSIQUE
lière de son délire. Dans le but d’affaiblir ou d éloigner les idées fausses, il convient d’éveiller 1 attention du malade et de le détourner de ses idées favorites, mais nuisibles, par des occupations qui exercent le corps et l’esprit, comme sont le travail des champs, la promenade, l’équitation, les voyages, la musique, le dessin, la lecture, etc.
«Enfin, dit M. Morison, dans le traitement mental de la folie, on est dans l’habitude d’exciter des émotions ou des passions; tantôt on a recours à l’espérance ou aux consolations religieuses , tantôt à la honte et à la peur. Pour provoquer ces dernières, mais à un faible degré, on a eu recours, avec avantage, à la machine rotatoire ou à la douche. »
Ce passage est extrait de la préface : citons une observation,
« THÉOMANIE.
« lÿjuin.Ln homme âgé de quarante ans, croit être le tout-puissant et le sauveur de la terre ; il voit tout autour de lui des esprits malins qu’il est de son devoir de châtier; il est violent, et ses discours ont de l’incohérence. Sa santé générale est bonne, Il y a six mois que les premiers symptômes de cette maladie ont paru.
Prescript. : Jalap, 1 5 grains ; calomel , 3 grains. Le même remède chaque deux jours.
H. MOJUSOK. TRAITEMENT PHYSIQUE. 1/|8
Bain tiède trois fois par semaine ; extrait de jusquiame, 4 grains s extrait d'opium, i grain ; bain ; une pilule à prendre chaque nuit.
« r3 juillet. Le malade se croit Dieu et pense que les autres sont possédés par le diable ; en conséquence, il s’arroge le droit de les chasser et de les battre.
a Prescription ; Cesser les bains et les pilules.
« ier septembre. Aucun changement dans le délire du malade, dans son aspect, ni dans sa conduite; mais comme il désire vivement être occupé, ou cède à son désir, et pendant tout le temps qu’il travaille, il ne cherche querelle à personne.
« 20 septembre. Il est plus violent et plus dangereux que de coutume : il attaque tous ceux qui l’entourent, afin de chasser les diables dont il les croit possédés.
« Prescription : Enfermer le malade dans sa chambre , et lui appliquer des ventouses scarifiées à la nuque.
a Ier novembre. Même état; le malade a consenti à travailler, et il reçoit pour son travail un léger salaire.
« 1 1 décembre. Il casse les fenêtres de sa chambre, croit converser avec des esprits invir sibles. '
« Prescription : Un scrupule d’ipécacuanha.
« 2i décembre. Aucun changement.