‹ Du traitement moral de la folieChapitre 37 sur 80 · DE QUELQUES SPIHITUÀLISTES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

DE QUELQUES SPIHITUÀLISTES ALLEMANDS

passion , tant quelle restera dans certaines limites, appartiendra-t-elle à l’âme, et quand elle aura franchi ces limites , émanera-t-elle du cerveau? Pour le délire des idées, ce sera une difficulté aussi grande. Telle croyance qui maintenant ne se rencontre que chez les fous, était autrefois dans la tête de presque tous les sages : dirons-nous qu’autrefois elle venait de l’âme, tandis que maintenant elle vient du cerveau? La distinction donnée par M. Hartmann nous conduirait à répondre par l’affirmative à ces questions*, gardons-nous de le faire, et sachons ignorer ce qu’il ne nous est pas donné de savoir. Le doute pèse , mais comme il nous porte à chercher la vérité, nous devons le regarder comme un bien, tandis que la certitude que nous croyons avoir d’une chose erronée, nous retient dans une erreur invincible.

Spiritualiste comme les auteurs précédens, F. Franke place, dans le cerveau, le siège de la folie. «Ceux, dit-il, qui pensent que la folie doit être attribuée à l’esprit, emploient le syllogisme suivant : Un agent libre ne peut être privé de sa liberté, par une force qui lui soit étrangère, car autrement, il ne serait pas libre : or, l’esprit est libre, donc il ne peut pas perdre la liberté, par une force corporelle. A. quoi l’auteur répond : un agent libre ne peut perdre sa liberté, ni par

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