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ni d 'absurde. Déjà il avait pris plusieurs bains , mais il ignorait encore ce que c’est que la douche; il en reçoit une et, immédiatement après, je lui adresse des remontrances et je lui donne des conseils qui , cette fois sont écoutés. J’exige aussi qu’il écrive l’histoire de sa maladie ; il me remet au bout de quelques jours, la lettre qu’on va lire , lettre qui témoigne un commencement de retour à la raison , mais dans laquelle on retrouve cependant les formules obséquieuses d’un solliciteur.
« J’ai l’honneur d’exposer à M. le docteur, qu 'après avoir quitté Paris momentanément , j’y revins à la fin de 1 838 ; qu’ayant toujours porté beaucoup d’affection et de dévoûment envers sa majesté le roi et sa royale famille, j adressai, comme fils d’un officier-général, à notre auguste roi, une supplique tendante à obtenir de ses bienfaisantes bontés, un emploi dans l’administration delà liste civile; cette sollicitation, accueillie avec bonté, me laissa l’espérance d’en obtenir le succès.
«Monsieur le comte de Bondy, qui eut la bonté de m accorder une audience, voulut bien aussi me laisser la pensée de réussir dans mes instances.
« Je rends compte avec regret, à M. le docteur , d un incident qui me peine infiniment
arrivé au commencement de mars, c’est une lettre adressée à son altesse royale, madame la princesse..., lettre très inconvenante, de laquelle je sollicitai le pardon des généreuses bontés de sa majesté, la reine; je relate cette circonstance à ma confusion, et prie M. le docteur de la considérer comme une chose passée depuis six mois, que j’ai avouée à sa pressante demande, pensant le convaincre par une franchise sans réticence, de ma résolution a ne plus fournir de motifs de plaintes à cet égard, et pour ne point prolonger la fâcheuse position où je me trouve, depuis plus d’un mois.
« Depuis cette époque, je restai dans Tunique désir d’obtenir un emploi dans l’administration de la liste civile ; dans cette intention , je fis le a5 août un voyage à la ville d’Eu , avec l’espérance de hâter le succès de mes sollicitations.
« Arrivé en cette ville dans un état maladit, causé par l’ardeur du soleil ardent, auquel je m’exposai, tête nue, pendant deux jours, sur les bateaux à vapeur, je fus conduit, sans m’y attendre, en présence de M. le lieutenant-général, baron Athalin. Après lui avoir exposé mes instantes supplications, on m’engagea à retourner immédiatement pour Paris, ce que je fis à l’instant.
« De retour dans la capitale, je continuais à