‹ Du Traitement Opératoire de l'HydarthroseChapitre 10 sur 23 · IV. — INCISION SOUS-CUTANÉE · texte numérisé non relu

IV. — INCISION SOUS-CUTANÉE

L'incision à ciel ouvert qui mettait la cavité articulaire en communication avec l’air extérieur avait été reconnue opération détestable. Pour remédier aux accidents produits par l’incision directe, Desault songea à en modifier la pratique. Il proposa d'attirer la peau le plus loin possible de l’endroit où l’on doit enfoncer le bistouri en abandonnant ensuite la peau à elle-même, le parallélisme était détruit entre l’incision de la synoviale et l'incision cutanée: l'entrée de l’air dans l’articulation devenait impossible. Il avait transporté au traitement de l’hydarthrose ce procédé qu'il avait appliqué précédemment à l’extraction des corps étrangers articulaires. Bonnet dit qu’on employa néaamoins peu celte pratique ; car on craignait la suppuration de la cavité, le liquide s’épanchant directement en dehors. Les auteurs du Compendium condamnent ce procédé.

Dans l’incision sous-cutanée de Goyrand d’Aix, le parallélisme des deux incisions est détruit comme dans le procédé de Desault; mais elle en diffère en ce que le liquide s’épanche dans le tissu cellulaire péri-articulaire. C'était un progrès dans le traitement chirurgical de l’hydarthrose : ce procédé était d’une innocuité plus grande que le précédent et il permettait l’écoulement lent et graduel du liquide épanché. Cependant il était défectueux en ce qu’il ne mettait pas à l’abri des récidives, car la synoviale n’était nullement modifiée dans sa structure anatomique. C'était un moyen utile combiné avec la compression et c’est ainsi qu’il a été employé.

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