‹ Du Traitement Opératoire de l'HydarthroseChapitre 9 sur 23 · III. — ÉCRASEMENT · texte numérisé non relu

III. — ÉCRASEMENT

Jamais que nous sachions on n’a employé l’écrasement dans le traitement de l’hydarthrose. Bonnet dans son traité de thérapeutique des maladies articulaires en parle, non pas qu’il lait employé, mais il se borne à indiquer l'essai de cette méthode qui ne produisant aucune solution de continuité dans la peau procure une grande sécurité au chirurgien parce que, d’après Bonnet, « elle est d’une innocuité évidente, lors même qu'elle peut entraîner des douleurs immédiates et de l’inflammation consécutive ». Cette méthode est appliquée journellement aux collections séreuses du dos de la main ou du pied, fermées par une hernie de la synoviale et connues sous le nom de ganglions. Des ruptures semblables mais accidentelles ont prouvé que l’écrasement pouvait être utilisé dans le traitement d’autres collections séreuses et notamment dans celui de l’hydarthrose : c'est la raison pour laquelle Bonnet en a préconisé l’emploi. Ainsi outre les observations d'hydrocèles guéries à la suite de contusions et de ruptures de la tunique vaginale avec épanchement du liquide dans le tissu cellulaire des bourses, la science possède plusieurs observations d’hydarthroses guéries dans les mêmes conditions. Bonnet cite le cas d’une jeune fille atteinte d'hydarthrose qu'il avait soumise vainement à deux cautérisations transcurrentes et chez laquelle une chûte sur le genou amena une rupture de la synoviale articulaire qui fut suivie de la guérison de l’épanchement. On trouve également dans l’Union médicale de 1873 l'observation d’une jeune fille de 20 ans atteinte d’hydarthrose très volumineuse du genou gauche chez laquelle la rupture de la synoviale à la suite d’une chüûte amena la guérison.

re Celle-ci fut parfaite quinze jours après l'accident sans qu’on employàt d'autre traitement que l’immobilisation.

Mais ce mode de traitement très avantageux pour les ganglions du dos de la main ou du pied est difficilement applicable aux épanchements séreux des articulations.

Page 1