‹ Du Traitement Opératoire de l'HydarthroseChapitre 17 sur 23 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Ponction aspiratrice.

OBsERVATION I. (Faucher). — Hydarthrose aiguë du genou gauche d’origine traumatique, chez un homme âgé de 50 ans, non rhumatisant. Un vésicatoire a été appliqué le quatrième jour ; on en attend la guérison pour pratiquer l'aspiration. Le onzième Jour, l'épanchement n’a fait qu'augmenter. Aspiration avec aiguille n° 5 de 45 grammes d’un liquide citrin légèrement louche ; aussitôt la douleur disparait. Compression du genou à l’aide d’un bandage roulé et repos pendant 48 heures. Guérison au bout de ce temps.

OBSsERVATION II. (Dieulafoy, hôpital Beaujon, service de M. Axenfeld). — Hydarthrose traumatique chez un sujet scarlatineux âgé de 37 ans ; douleur vive et continue malgré l'immobilité, les cataplasmes, etc. Ponction au douzième jour avec l'aiguille n° 2. — Aspiration de 70 grammes d’un liquide fortetement coloré par le sang. Cessation de la douleur. Compression de l'articulation et repos.

Le lendemain, du liquide s'est reproduit; on en aspire 25 grammes ; compression. Deux jours après, nouvelle aspiration ; issue de 25 grammes d’un liquide rosé. Cinq jours après le malade peut marcher et sort de l'hôpital complètement guéri.

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Trois autres cas d’épanchement sanguin, suite de trauma-

üsme, dans l'articulation du genou, ont été observés, par

MM. Horteloup, Tillaux et Axenfeld: une seule aspiration suivie de compression a suffi pour amener la guérison.

OBSERVATION IT. (Hôpital Saint-Charles, à Rochefort, clinique de M. Duplouy). — Hydarthrose du genou gauche chez un homme de 20 ans. Insuccès des badigeonnages iodés, d’un large vésicatoire, de la compression et de l’immobilisation. Aspiration, trois mois et dix jours après le début, de 70 grammes d’un liquide jaune rougeàtre, contenant des globules de sang et de pus. Compression du genou ; immobilisation dans une gouttière de Bonnet. L’hydarthrose ne s’est pas reproduite. Guérison en 25 jours.

OBsERvATION IV. (Clinique de M. Duplouy). — Hydarthrose considérable du genou droit chez un cultivateur. Traitement sans succès pendant quatre mois par les moyens les plus variés. Ponction avec l'aiguille n° 3. Aspiration de 105 grammes d’un liquide jaune citrin, de consistance sirupeuse. Compression méthodique du membre et immobilisation dans une gouttière. Rien ne s'était reproduit dix jours après la ponction. Le malade sort, sur sa demande, en bon état; pas de renseignements ultérieurs.

OBsERVATION V. (Dieulafoy, hôpital Beaujon, service de M. Axenfeld). — Hydarthrose rhumatismale du genou gauche chez une jeune femme âgée de 24 ans. Au huitième jour environ, on retire 40 grammes d'un liquide couleur chocolat, contenant du pus et du sang. Applications d’eau glacée sur le genou ; les jours suivants, on pratique successivement six ponctions, le liquide se reproduisant dans l’intervalle de deux ponctions avec les mêmes caractères.

Le seizième jour de la maladie, après la septième ponction, disparition de la douleur et de la tuméfaction. Le traitement a duré quinze jours.

OBsEervATION VII. (Dieulafoy, hôpital Beaujon, service de M. Axenfeld). — Hydarthrose double, datant de quinze jours,

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chez un homme âgé de 47 ans : douleurs aiguës. Du 26 octobre au 9 novembre, on a fait quinze ponctions dans chaque article ; le liquide, légèrement purulent, se reproduisait avec une telle rapidité qu’en vingt-quatre heures, chaque articulation donnait 120 grammes de liquide. Les douleurs très vives disparaissaient aussitôt après la ponction, mais reparaissaient en même temps que l’épanchement. Des applications d’eau glacée ont été efficaces. La séreuse du genou n’a eu aucun mal de ces quinze piqüres faites dans un espace qui n’était pas grand comme une pièce de un franc.

OgservaTiON VIII. (Philippeaux). — Hydarthrose du genou droit, datant de six mois, et survenue sans cause appréciable chez un conscrit qui vient d’être réformé. Ponction avec laiguille n° 1. Issue de 35 grammes d’un liquide translucide ; trois autres piqûres l’une en dedans, les autres en dehors du genou, ne donnèrent pas de liquide. L’opéré put faire 10 kilomètres à pied. Douze jours après on revoit le malade qui à travaillé et marché beaucoup depuis l’opération sans éprouver aucune douleur. Le liquide s’est reproduit, nouvelle ponction ; aspiration de 40 grammes de liquide. Badigeonnage avec la teinture d’iode. L’épanchement n’a pas reparu.

OBsERvATION VIII. (Dieulafoy). Hydarthrose du genou gauche, datant de sept Jours, chez un homme âgé de 38 ans, rhumatisant. Mouvements difficiles, mais peu douloureux ; ponction au huitième jour ; issue de 70 grammes d’un liquide épais, un peu louche, contenant une quantité notable de leucocytes. Bandage roulé comprimant la jambe et surtout le genou. Trois jours après, du liquide s’est reproduit, on en aspire 45 grammes ; moins de leucocytes. Deux jours après, nouvelle ponction ; on retire 30 grammes de liquide. Compression. Guérison après neuf jours de traitement.

OBSERVATION IX. (Désormeaux). Rousseau François, 53 ans, entre à l'Hôtel-Dieu le 4 octobre 1872.

En 1868 chûte d’un cinquième étage. Commotion cérébrale. Quelques jours après vives douleurs dans le genou droit qui se gonile. Ponction avec issue d’un liquide séro-sanguinolent.

Aucune amélioration. Incision. Séton tubulé. Va mieux. Sort de l'hôpital. Rentre au service un an après pour la même affection. Raies de feu. Il ne peut reprendre son travail.

En 1872, tumeur blanche avec luxation spontanée. Genou très-distendu. Fluctuation.

Ponction faite par Cruveilhier le 6 octobre 1872. Issue de 150 grammes de liquide séro-sanguinolent. Compression et immobilisation, Cinq jours après les fongosités sortaient à travers la plaie qui ne s'était pas fermée et qui devint le point de départ d’une fistule.

OBsErvATION X. (Service de M. Guyon). Raux Pierre, 20 ans. Hydarthrose du genou droit datant de 6 mois. Entre à l'hôpital le 2 août 1872. N'a jamais suivi de traitement. Le 8 août, ponction avec l’appareil Dieulafoy. Ecoulement de 80 grammes d’un liquide épais, brun foncé. Compression. Réaction inflammatoire. Reproduction du liquide le lendemain. Cautérisation au fer rouge. Guérison au bout d'un mois.

OBSsERVATION XI. (Gaz. des Hôpitaux, 18 juillet 1872). — Femme de 25 ans, tempérament lymphatique, entre le 31 décembre 1869 dans le service de M. Gosselin.

Hydarthrose traumatique du genou droit. Ponction aspiratrice au bout de 3 semaines. Le 1°” janvier issue de 120 gr. d’un liquide louche. Reproduction d’une partie du liquide. Application de 2 vésicatoires le 8 et le 12 janvier. Guérison complète le 24.

OBservATION XII. (Th. de Cormier). — Drugeon Julien, 68 ans, entre à l’Hôtel-Dieu le 8 novembre 1872. Hydarthrose traumatique du genou gauche.

Le 9 novembre, ponction aspiratrice. Issue de 70 gr. de liquide séreux citrin. Compression.

Reproduction de l’épanchement le 11 novembre.

Le 12, vésicatoire.

Le 16, bandage inamovible.

Guérison le 25 novembre.

OgservarioN XIII. (Th. de Cormier). — J... Louis, 35 ans, rhumatisant, entre à l'hôpital le 20 octobre 1872. Hydarthrose du

MR en genou droit. Le 26, ponction aspiratrice. Issue de 7 grammes de liquide. Compression. Le 15 novembre, l’'épanchement existe toujours. Application de vésicatoires et de teinture d’iode. L’épanchement diminue lentement.

Le 25 décembre, le malade sort de l’hôpital, non guéri.

OgservarTioN XIV. (Th. de Cormier). Alexandre L.. 21 ans, tempérament lymphatique, entre à l’hôpital le 31 octobre 1871.

Hydarthrose double ayant débuté à la fin d'octobre.

Le 2 novembre, ponction aspiratrice à droite. Issue de 70 gr. de liquide séreux. Compression. Vésicatoire à gauche.

Le 4 novembre, reproduction du liquide. Nouvelle ponction. Compression.

Le 9 novembre, troisième ponction. À gauche, badigeonnage iodé. Bandage compressif.

Nouvelle reproduction du liquide à droite. Bandage compressif sans ponction. :

Le 23 décembre, il sort non guéri. Il reste plus de liquide à droite qu'à gauche.

OBSERVATION XV. (Th. de Cormier). — X..., 34 ans, entre à l'hôpital le 30 septembre. Hydarthrose ayant débuté le 23 septembre, sans causes connues.

Le 2 octobre, ponction aspiratrice. Issue de 70 grammes d’un liquide visqueux, citrin. Compression.

Reproduction du liquide. Application d’eau blanche. Vésicatoire. Pas de résultat.

Le 15 novembre, cautérisation au fer rouge. Bandage compressif.

Le 24 décembre, diminution notable du volume du genou. Absence de liquide dans l’articulation. Engorgement de la peau et du tissu cellulaire.

Le 2 février, l’hydarthrose a disparu, mais la raideur du genou est telle que la flexion est presque impossible.

OBsEervaTION XVI. (Th. de Cormier). — Hippolyte B..., 36 ans, rhumatisant. Hydarthrose du genou droit datant de 5 mois, améliorée une première fois par les vésicatoires.

Le 12 octobre, ponction aspiratrice. Issue de 80 gr. d’un

on liquide louche. Bandage compressif. Reproduction de l’épanchement.

Le 14 novembre, cautérisation au fer rouge. Réaction inflammaltoire.

Le 30 décembre, le liquide s’est résolu. Epaississement des parties molles.

Le 22 janvier 1673, l’épanchement s’est reproduit en partie.

L'état général est cependant excellent.

OBSERVATION XVII. (Dubreuil. Gaz. des Hôpilaux, octobre 1872). — Hydarthrose traumatique avec fracture transversale de la rotule. Dubreuil pratique successivement 2 ponctions, | une à la partie interne, l’autre à la partie externe, qui ne donnent issue à aucun liquide. Occlusion des plaies.

Quelques jours après, vives douleurs avec fièvre intense. Ecoulement d’un liquide sanguinolent qui le lendemain était puriforme par la piqüre externe. En un mot, arthrite aiguë.

OBSERVATION XVIII. (Mac Donnel, Zrish hospital Gazette, 15 janvier 1873). — Hydarthrose chronique du genou. Ponction aspiratrice. Issue de 2 seringues d’une synovie claire et glaireuse puis le malade fut reporté dans son lit. Douleurs, frissons. Développement d’une arthrite purulente. Mort au bout d’une semaine.

OBsERvATION XIX. (Valdemar, Schmids-larbücher 1876). — Malade, 37 ans, ancienne hydarthrose du genou droit, pour laquelle il a déjà gardé le lit à deux reprises, la première fois pendant 3 mois, la seconde pendant 5 mois 1/2, entre le 28 avril à l'hôpital pour un nouvel épanchement douloureux du genou droit, d’origine blennorhagique.

4% mai. Ponction aspiratrice de 90 gr. d’un liquide visqueux.

5 mai. Nouvelle ponction aspiratrice, écoulement de 80 gr. de liquide.

Le 10 mai, le malade se lève et marche à l’aide d’une canne.

Le 18 mai, on constate un épanchement dans le genou gauche.

Le 20 mai, ponction aspiratrice de 40 gr.

Le 2 juin, nouvelle ponction de 80 gr. à la suite de laquelle le liquide ne se reproduit pas.

Le malade sort guéri le 29 juin.

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OBservarTioN XX. — Garçon, 16 ans. Hydarthrose blennorrhagique datant de 3 mois.

Le 16 octobre 1872, ponction aspiratrice. Issue de 40 gr. de liquide visqueux. Nouvelle ponction le 20 octobre, à la suite de laquelle il se reforme un peu de liquide qui disparut par le massage.

OgservaTION XXI. — Homme, 46 ans, rhumatisant. A la suite d’une attaque de rhumatisme, il subsista un gonflement du genou gauche, malgré la compression et les badigeonnages iodés. Température élevée. A la suite d’une ponction aspiratrice qui donna issue à 40 gr. de liquide visqueux, sans que l’articulation fut complètement vidée, la température tombe.

Le reste de l’épanchement se dissipa à la suite de massages.

OBSERVATION XXII. — Femme de chambre, 42 ans. Hydarthrose rhumatismale très douloureuse du genou droit. Fièvre.

Ponction aspiratrice de 75 gr. de liquide. Cessation des douleurs.

Reproduction de l’'épanchement. La malade est obligée de sortir avant sa guérison.

OBsEervaTION XXIII. — Homme 19 ans. Hydarthrose rhumatismale du genou gauche. Douleurs très vives.

Ponction aspiratrice. Ecoulement de 30 gr. de liquide. Les douleurs cessent. Après la ponction, il resta encore un peu de liquide qui se dissipa rapidement.

OBSERVATION XXIV. — Homme, 73 ans, atteint d’hydarthrose aiguë du genou droit, très douloureuse, survenue sans cause connue.

A la suite d’une ponction aspiratrice de 25 gr. les douleurs diminuent rapidement et l’'épanchement ne se reproduisit plus.

Ogservarion XXIV. — Homme, 44 ans. Hydarthrose chronique du genou droit, ne causant pas de vives douleurs et n’empéchant pas la marche.

Aspiration de 65 gr. d’un liquide séreux, à la suite de laquelle il resta encore un peu de liquide dans l'articulation, qui diminue par le massage. Au moment de la publication de l'observation, l’épanchement ne s'était pas encore résolu.

PINCE 4 Ponction avec injection iodée

OBsERVATION I. (Velpeau). — Delaplace, 18 ans. Hydarthrose datant de plusieurs mois. Injection iodée (teinture 1/5, eau 4/5). Inflammation très vive. Le quatrième jour, amélioration. Opéré le 2 mars 1841, il sort guéri le 22 avril.

OBSERVATION IT. (Velpeau). Femme de 27 ans. Hydarthrose datant de 3 ans. Injection iodée. Réaction intense. L’hydarthrose se dissipe à la manière d’une hydrocèle traitée de la même façon. Guérison.

OBSERVATION III. (Velpeau). — Cordonnier portant à la fois hydarthrose et hydrocèle. Double injection le même jour. L'hydarthrose était guérie avant l’hydrocèle qui ne retint le malade que dix-sept ‘ours.

OBSERVATION IV. (Velpeau). — Jeune homme lymphatique arrivant de province, est opéré le lendemain, repart guéri huit jours après. La guérison s’est maintenue.

OBSERVATION V. (Velpeau). Jeune homme de 21 ans. Hydarthrose d’un an. Sort guéri le dix-huitième jour.

OBsERvVATION VI. (Velpeau). — Malade rhumatisant, souffrant depuis fort longtemps dans diverses articulations. Injection iodée. On le croit guéri le seizième jour. Quand les douleurs se déclarent dans tous les membres. Le malade sort avant d’être parfaitement guéri.

OBsERVATION VII. (Velpeau). — Homme de 30 ans, tempérament lymphatique, hydarthrose datant de plusieurs années. Double injection iodée. Résolution complète. Plus tard Ie genou se gonfle, puis le coup de pied droit et enfin le genou droit. Fongosités de ces deux articulations. Récidive.

OBsEervaTION VIII. (Velpeau). — Vieillard de 68 ans. Hydarthrose du genou droit. Injection iodée. Inflammation consécutive. Quinze jours après il se lève et marche. Son genou reste inégal et gonflé, mais le genou de l’autre membre présente les mêmes inégalités sans contenir /le liquide.

OgservarTion IX. (Velpeau). — Hydarthrose datant de 5 ou

6 ans chez une femme. Fongosités dans l'articulation. Injection iodée. Ankylose.

OgservarioN X. (Bonnet). Louis Sylvestre, 28 ans, tempérament lymphatique. Hydarthrose de 3 mois du genou gauche avec douleurs très vives. Injection de 15 grammes de teinture d’iode. Vive inflammation consécutive, à partir du cinquième jour le gonflement diminue. Il se lève le onzième jour.

Le genou droit se prend à son tour. En quatre Jours il est aussi douloureux et aussi tuméfié que l’autre. Ponction et injection de 15 grammes de teinture d’iode. Inflammation effrayante. Le chirurgien effrayé plonge un trocart dans l’articulation et en retire un liquide séreux. Dès ce moment les douleurs cessent. Neuf jours après la deuxième opération, le malade sort marchant librement. Pas de récidive un an après.

OBsERVATION. XI. (Bonnet). — Jeune fille de 16 ans, tempérament lymphatique. Hydarthrose double datant de 3 mois. Double injection de 30 grammes de teinture d’iode. Inflammation consécutive intense. Fièvre, insomnie. Au bout de trois jours l’inflammation s’apaise. Elle sort guérie le vingtième jour.

OgservarioN XII. (Bonnet). — Marie Massacrier, 27 ans, Bonne constitution. Hydarthrose double d’origine traumatique datant de 2 ans. Craquements pendant la marche qui font présumer une absorption des cartilages. Double injection. Inflammation très vive. Sort guérie le vingt-huitièmejour. Les craquements n’ont pas disparu.

OgservarTioN. XIIT. (Bonnet). — Bovaud 34 ans. Hydarthrose blennorhagique de 3 mois. Injection. Réaction peu intense. Aucune amélioration. Nouvelle injection deux rnois après. Réaction assez vive qui ne dure que 24 heures. Le onzième jour, la résorption paraît complète. Le genou est difficilement fléchi. IL sort quelques jours plus tard : le genou devenant de plus en plus flexible,

OBservaTION XIV. (Bonnet). — Dufournel, 29 ans. Hydarthrose datant de 13 ans. Injection, réaction qui dure trois jours.

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Aucune diminution de la tumeur. Nouvelle injection deux mois après. Amélioration peu satisfaisante. Le malade sort quatre mois après avec le genou moins volumineux, mais les mouvements plus difficiles.

OBSERVATION XV. (Roux). — Cultivateur des environs de Toulon. Sujet aux rhumatismes. Hydarthrose scapulo-humérale ayant résisté à tous les traitements. Ponction suivie d’une injection de 400 grammes d’eau iodée. Réaction très vive pendant 36 heures. Inflammation phlegmoneuse les jours suivants dans la fosse sous-épineuse, dans le creux axillaire et au-dessus du tendon du deltoïde. Incision de ces trois points. Suppuration des expansions extra-capsulaires.

Le malade à guéri, non seulement sans ankylose, mais en conservant presque tous les mouvements du bras.

OBSERVATION XVI. (Roux). — Castin, 20 ans. Hydarthrose du genou droit à la suite d’une fièvre typhoïde. Négligé dès le début, il devint le siège de vives douleurs et la synoviale finit par se rompre et le liquide s’évacua à l'extérieur. Injection iodée par le trajet fistuleux. Réaction vive pendant trois jours. M. Roux donne issue par la fistule à une quantité de pus mélangé avec la solution d’iode. Diminution des accidents. Opéré le 6 mai. Guérison complète dans les premiers jours de juillet.

Le malade succombe six mois après à une affection étrangère.

OBsERVATION XVII. (Abeille). — Hydarthrose du genou droit, datant de 6 mois, chez un militaire àgé de 24 ans, souffrant du scorbut. Tous les traitements avaient été employés sans succès et quand M. Abeille le vit, le genou droit avait un volume plus que double du genou gauche : tous les signes de l’hydarthrose étaient nettement manifestes.

Le 17 juin 1847, M. Abeille fit avec un trocart à hydrocèle une ponction sous-cutanée à la base d’un pli fait transversalement à la peau, au-dessus et en dehors de la rotule. Ecoulement de 800 grammes de sérosité visqueuse. Injection dans l’articulation d’une solution d’iode et d’iodure de potassium. L’articu-

lation fut malaxée et le liquide aspiré et refoulé tour à tour

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pendant dix minutes. Douleurs vives après l'opération. Compression du genou.

Quinze jours après, nouvelle ponction. Ecoulement de 250 grammes de sérosité visqueuse. Nouvelle injection iodée. Douleurs supportables après l'opération pendant 48 heures. Compression du genou. Le malade sort guéri le 22° jour après la seconde injection ; au moment de sa sortie, son genou avait son volume normal et présentait encore une certaine raideur. Huit mois après, on a constaté que la guérison s’était maintenue.

OBservarTIoN XVIII. (Abeille). — Mademoiselle Rollin, âgé de 17 ans, d’un tempéramment lympathique, est atteinte d’une hydarthrose depuis l’âge de 9 ans. Le genou malade offrait à la mensuration deux fois le volume de l’autre.

Ponction sur le côté externe du genou. Ecoulement de 60 grammes de synovie pure. Injection iodée. Réaction inflammatoire assez intense. Compression du genou pendant 15 jours.

La malade fut guérie, mais il resta une certaine difficulté dans les mouvements d'extension, dûe à la rétraction des muscles fléchisseurs.

OBSERVATION XIX. (Abeille). — Militaire atteint d’une hydarthrose aiguë du genou, rebelle aux antiphlogistiques. Guérison rapide à la suite d’une injection iodée.

OBSsERvATION XX. (Abeille). — Jeune homme, 26 ans, lymphatique, atteint d’une hydarthrose blennorrhagique. Traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Le 13 août 1863, ponction avec injection iodée. Ecoulement de 350 gram., de liquide visqueux.

Guérison complète le 30 septembre.

OBsERVATION XXI. (Abeille). Gaz. des Hôp. 1855. — S. Tambour. Hydarthrose raumatismale volumineuse. Traitée sans succès par les moyens ordinaires. Ponction et injection iodée le 26 décembre 1854. Réaction très-vive. Sangsues. Compression.

Guérison le 28 février 1855. |

OBSERVATION XXII. (Martininq). — Hyÿdarthrose du genou gauche.

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M°° T..., 38 ans. Traitée par les moyens ordinaires du 3 janvier au 10 mars.

Ponction avec injection le 20 mars, Guérison complète le 5 juin. L’injection fut de 150 grammes. L’inflammation a duré deux jours, après lesquels elle a disparu.

Le genou à repris son volume normal. Les mouvements fonctionnels sont rétablis.

OBsERvATION XXIIT. (Robert). — Lévêque Victor, 37 ans, charretier. Hydarthrose datant du mois de septembre, survenue insensiblement et attribuée au froid. Entre à l'hôpital le 2 novembre, traité sans succès par les moyens ordinaires jusqu’au 27 novembre.

Le 27 novembre, on fait la ponction de l'articulation. Injection iodée. Immobilisation du membre. Phénomènes inflammatoires légers.

Le 29 novembre, la douleur a disparue.

Sort guéri le 13 février.

OBsERvATION XXIV. (Robert). — Hydarthrose rhumatismale.

Madame X..., 60 ans. Rhumatisme articulaire en 1840. Nouvelle attaque de rhumatisme en 1850. Traitée sans résultat pendant 6 semaines par des révulsifs et des bains sulfureux.

Au bout de ce temps, ponction de l'articulation donnant issue à 100 grammes de liquide. Injection iodée. Immobilisation du membre. Récidive complète au bout de six semaines. Nouvelle ponction et nouvelle injection. Peu d'inflammation. Immobilisation pendant trois semaines ; au bout de ce temps, on imprime des mouvements à l'articulation.

Elle sort guérie en avril 1851. On constate en 1857 que la guérison s’est maintenue.

OgservaTioN XXV. (Robert). — Jeune homme de 16 ans, lymphatique, entre à l’hôpital le 13 octobre 1855.

En 1853, il avait remarqué que son genou gauche était gonflé à la suite de fatigues. Ce gonflement diminuait pendant le repos pour reparaître pendant le travail. Il fut traité en 1854 par Boyer : il n’y eut pas d'amélioration notable.

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Il fut traité sans résultat par les moyens ordinaires depuis son entrée à l'hôpital jusqu’au 15 décembre.

Le 15 décembre, ponction de l'articulation. Injection iodée qu’on laisse une minute dans articulation qu’on malaxe pendant ce temps. Occlusion de la plaie avec du collodion.

Dans les jours qui suivent l'opération, rien de particulier à noter. A sa sortie de l'hôpital, 28 décembre. Le malade ne présente plus ni épanchement, ni épaississement de la synoviale. Il accuse seulement un peu de faiblesse dans le genou malade. En mars 1857, il n’y avait pas eu de récidive.

OBservarTioN XXVI. (Robert). — Femme de 21 ans. Hydarthrose datant de l’âge de 12 ans, attribuée à ce qu’on la faisait mettre à genou sur ses sabots.

Traitement médical sans succès.

Ponction avec injection iodée (solution de Guibourt) le 5 juillet 1847. Réaction légère. Fièvre le 4° jour. Emploi de révulsifs à partir du 24° jour.

Au bout de deux mois et demi (21 septembre) la malade se lève et marche. Toujours un peu d'épanchement dans le genou.

O8BsEeRvaTION XXVII. (Barrier de Lyon. Gaz. des Hôpitaux 1848). — Marguerite Gayet, 17 ans. Hydarthrose du genou droit datant d'un an. Tempéramment lymphatique.

Traitement médical. Insuccès. Marche pénible. Vives douleurs. Ponction suivie d'injection iodée. Inflammation assez vive.

Guérison au bout d’un mois.

OBsERvATION XXVIIT. (Bérard, Gaz. méd., Lyon, 1856). — Rosier, 20 ans. Hydarthrose traumatique datant de 8 mois. Traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Ponction avec injection iodée le 15 juillet 1856. Vive réaction. Immobilisation du membre. Bandage compressif.

Guérison complète le 3 août.

OBSERVATION XXIX, (Alquié, Montpellier médical, 1863). — Garçon, 16 ans. Hydarthrose datant de 10 ans. Marche pénible. Gonflement du genou. Douleurs.

Ponction avec injection iodée. Compression.

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Quelques jours après la tuméfaction se reproduit. Nouvelle ponction suivie d'injection iodée.

Le malade sort avant d’être guéri.

OBSERVATION XXX. (Joly). — Jeune homme de 19 ans, atteint d'une ancienne hydarthrose du genou gauche, traitée sans succès.

Le 10 décembre 1854, ponction au-dessus du condyle interne du tibia ; écoulement de 120 à 150 grammes de sérosité visqueuse, suivi d’une injection de 90 grammes de teinture d’iode étendue de moitié d'eau. Réaction inflammatoire très modérée. Trois Jours après, on s'aperçoit que la collection liquide se reproduit.

Le 15, nouvelle injection d’iode : depuis lors, l’hydarthrose a complètement disparu. Quinze jours après, le malade quitte l'hôpital, ne conservant qu’un peu de raideur, effet de la longue immobilité.

OBSERVATION XXXI. (Bérard). — Hydarthrose du genou droit, traitée sans succès par les moyens ordinaires.

16 mars 1846. Ponction de l'articulation. Ecoulement d’un liquide synovial onctueux et normal. Injection iodée, évacuée après quelques minutes de séjour. Application d’une petite bandelette de diachilon, de compresses froides.

Le 30 mars, quatorze Jours après la première ponction, une seconde ponction est faite. Elle donne issue à une sérosité rougeàtre. Même pansement que la première fois. Le genou n’est plus tuméfié et le 15 avril, on l’immobilise au moyen d’un bandage dextriné. Le 8 mai, on l’enlève.

Le malade sort avec un genou un peu plus volumineux que celui du côté opposé.

OgservarTioN XXXII. (Boinet). — M. C., 42 ans, tempérament lymphatique. Hydarthrose très volumineuse du genou gauche datant de dix-huit mois et rebelle à tous les traitements.

Le 23 décembre 1849, ponction et injection iodée. Issue de 240 grammes de liquide filant, rougeâtre. Vive réaction.

L’épanchement ne se résout pas.

Au bout de cinq semaines, nouvelle ponction avec injection. Réaction moins intense. Guérison complète deux mois après.

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OBsERvVATION XXXIII. (Boinet). — Adèle Léonard, 15 ans, scrofuleuse. Hydarthrose rhumatismale double datant de six semaines et traitée sans succès. Ponction simple avec compression du genou gauche. Guérison. Le 10 octobre, ponction avec injection iodée dans le genou droit. Douleurs très vives. Compression.

Guérison le 24 octobre, qui s’est maintenue.

OBSERVATION XXXIV. (Demarquay). — Boucher, 35 ans, atteint d’une hydarthrose très douloureuse datant de deux ans. Ponction avec injection iodée. Issue de 800 grammes de liquide. Immobilisation.

Le malade opéré en 1857 est resté guéri. En 1864, on ne constate qu’un relàèchement des ligaments.

OBSERVATION XXXV. (Demarquay). — M" X..., 17 ans, tempérament lymphatique. Hydarthrose du genou droit datant de deux mois, traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Ponction avec injection iodée le 5 mai 1853. Ecoulement de 100 grammes de liquide citrin. Immobilisation. Pas de réaction.

Le 3 juin, la malade sort non guérie. Il ne reste plus de liquide dans l'articulation. mais la marche est très pénible.

OBSERVATION XXXVI (Demarquay). — Edmond L..., 50 ans, rhumatisant. Hydarthrose chronique remontant au mois d’octobre 1863. Ponction suivie d’une injection iodée le 19 mai 1864. Réaction assez vive. Bandage compressif. Immobilisation.

Il sort guéri le 31 juillet.

OBSERVATION XXXVII. (Chassaignac).— Joséphine R..., 28 ans. Hydarthrose chronique du genou gauche datant de huit mois, attribuée au froid et à l'humidité.

Le 23 mai 1864, ponction suivie d’une injection iodée.

Immobilisation. Réaction légère.

Le 28 juin, elle sort guérie, conservant de la raideur dans le genou avec de l'empâtement des parties molles.

Cet état persiste encore le 14 août.

OBsERvATION XXXVIIT. (Chassaignac). — Ch. Alpert, 32 ans. Hydarthrose traumatique datant du 20 avril 1864.

Le 23 mai, ponction suivie d'injection iodée. Réaction assez vive. Immobilisation dans une gouttière. Diminution progressive du volume du genou.

Le 30 juin, il sort guéri. La guérison s’est maintenue depuis.

OBSERVATION XXXIX. (Chassaignac). — F. Louis, 37 ans. Hydarthrose chronique datant d’un an. Subluxation du tibia. Relâchement des ligaments.

Le 7 mars 1864, ponction suivie d’une injection iodée. Peu de réaction. Le gonflement reste le même.

Nouvelle ponction et nouvelle injection au bout d’un mois. Pas d'amélioration.

Le 2 mai, troisième ponction.

Le 3 juin, l’état est le même.

Le 20 juin. le liquide s’est reproduit, malgré les trois injections iodées. Gonflement. Douleur. Subluxation. Epaississement des parties molles. L’hydarthrose était symptomatique d’une tumeur blanche.

OBSERVATION XL. (Maisonneuve). — L. Pauline, 20 ans, scrofuleuse. Hydarthrose du genou gauche datant de 3 ans, symptomatique d'une arthrite fongueuse, traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Du mois de février au mois de juillet, on pratique successivement 2 ponctions suivies d’injection iodée et 3 ponctions simples. Traitement tonique pendant tout ce temps.

La guérison n’a pas été obtenue.

OBsERvATION XLI. (Velpeau). — Jeune homme de 16 ans, tempérament lymphatique, atteint d’une hydarthrose datant de 6 mois.

Ponction avec une injection iodée le 1* mars. Guérison complètele»27-

OBsEeRvATION LXII. (Velpeau). — Homme, 53 ans, bien constitué, atteint d'une hydarthrose datant de 10 ans.

Ponction avec injection iodée le 9 mars. Réaction vive.

Douze jours après, emploi de frictions mercurielles contre l’empâtement péri-articulaire.

RE

Le 27 mars, le malade sort guéri. Le genou est encore un peu gros.

OgservarioN XLIII. (Gosselin). — Maraudan, 29 ans, hydarthrose traumatique, traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Ponction avec injection iodée le 19 mai. Réaction inflammatoire très vive qui dure jusqu’au 30 mai.

Immobilisation dans un appareil plâtré le 2 juin. Les douleurs cèdent.

Le 4 juillet, on cesse l’immobilisation. Douches sulfureuses.

Le 5, il sort non guéri.

OBsERVATION XLIV. (Chassaignac). — B., 19 ans, rhumatisant. Hydarthrose datant de 8 jours.

Ponction et injection iodée le 13 juin. Réaction légère.

Immobilisation le 27. Sort le 9 juillet avec son appareil.

Récidive le 2 août.

OBsERVATION XLV. — Dieval, 40 ans. Hydarthrose datant de 2 mois, ayant récidivé après avoir été guérie il y a un an.

Ponction et injection iodée le 11 février. Réaction de 2 jours.

L’épanchement diminue. Résolution du liquide le 4 mars.

Reproduction de l’hydarthrose le 6 mars. Révulsion.

Immobilisation.

Le malade sort le 2 avril non guéri.

OBsERVATION XLVI. — Gobillet, 24 ans. Hydarthrose traumatique datant de 2 mois. Douleur et gonflement de l’articulation.

Ponction et injection iodée le 21 février 1864. Réaction légère.

Les douleurs ayant reparu, scarification et révulsion.

Le 8 avril, il sort avec un léger pansement.

OBsERvATION XLVIT. — Eloi, 61 ans. Hydarthrose ayant débuté, il y à un mois chez un sujet rhumatisant.

Ponction et injection iodée le 28 février 1859. Réaction peu intense.

Le 2 mars, douleur. Diminution du liquide.

Le 19, exeat. Encore un peu de liquide.

Le 24, récidive.

ET Ce

OBSERVATION XLVIIL. (Velpeau). — P. Eugène, 16 ans, tempérament lymphatique, entre à l'hôpital le 20 février 1864 avec une hydarthrose double datant de 2 mois. Traité sans succès par ies moyens ordinaires.

Le 18 avril, ponction du genou gauche. Injection iodée. Réaction fébrile.

Le 10 mai, résolution complète de l’épanchement.

Le 20 mai, ponction et injection dans le genou droit. Réaction peu intense.

Le 7 juin, le malade sort conservant un peu de liquide dans le genou droit. À gauche, la guérison s’est maintenue.

OBsERvATION XLIX. (Bouchard). — Femme de 81 ans, atteinte d'hydarthrose chronique des 2 genoux. Ponction et injection iodée dans les 2 genoux à 15 jours d'intervalle. Réaction légère.

Guérison complète au bout d’un mois.

OBSERVATION L. (Bouchard). — Femme de 55 ans, atteinte d'hydarthrose chronique. Ponction et injection iodée. Guérison au bout de 17 jours.

OBSERVATION LI. (Gosselin). — P., 58 ans, entre à la Charité le 27 octobre 1880. Hydarthrose du genou gauche en 1858, traitée par 2 ponctions suivies d'injection iodée. Guérison en 1859.

Hydarthrose du genou droit datant de 1860. Traitée sans succès. Le 30 novembre 1880, ponction avec injection iodée. Réaction vive. Guérison le 20 janvier, mais le malade conserve de la raideur dans l'articulation.

OBsERVATION LIT. (Bitot). — Jeune homme, 17 ans, tempérament lymphatique. Hydarthrose du genou gauche datant de 2 ans, traitée sans succès par les moyens ordinaires.

Ponction suivie d’une injection iodée. Réaction intense. Diminution lente de l'épanchement. Guérison au bout de 6 mois.

Récidive peu de temps après.

OgservaTION LIIT. (Keppler). — Hydarthrose datant de 5 ans 1/2, chez un jeune homme de 18 ans. Epanchement abondant,

douleurs. ; À La ponction simple étant restée sans résultat, on fit la ponction

ep avec injection iodée à 3 reprises différentes. La dernière fois, on employa de la teinture d’iode pure. Réaction intense. Guérison au bout de 3 mois.

OBservaTION LIV. (Borowitschy). Gaz. méd. Pétersbourg.— N. R., 7 ans. Hydarthrose aiguë du genou droit. Gonflement avec rougeur du tiers inférieur du fémur. Mouvements difficiles. Marche impossible. Ponction de 30 grammes de synovie.

Injection de teinture d’iode à 1/3. Douleurs.

Quinze jours après le malade se lève et marche à l’aide de crosses.

OBsERVATION LV. (Borowitschy). — W. G. P., 45 ans. Hydarthrose chronique datant de longues années. Capsule synoviale très distendue.

Mouvements du genou difficiles.

Ponction de 30 grammes de liquide sanguinolent. Injection iodée à 1/3. Guérison complète.

Ogservarion LVI. (Dittel). — Jeune homme, 18 ans. Hydarthrose traumatique datant de 5 ans 1/2. Une ponction simple fut faite sans succès. Quinze Jours après cette ponction, on en fit une autre qui donna issue à 90 grammes de synovie, et on pratiqua une injection iodée. La réaction fut légère et l’insuccès complet. Nouvelle injection 17 jours après avec de la teinture d'iode pure. Amélioration. Troisième injection 38 jours après la seconde. Réaction vive, suivie de guérison.

ES 0 Relevé des observations d'hydarthroses, traitées dans le service

de M. Velpeau, de.1842 à 1862, par M. Lallemand, interne des hôpitaux.

F : NOMBRE ANNÉES des Inject. iodées. GUÉRISONS.

hydarthroses.

1842-1843 20 11 7 guérisons.

{ 4 améliorations.

1851 20 CNE hlenépison.

l 1 amélioration 1853 19 1 Guérison.

ReSe : 3 guérisons.

1856 14 5 2 améliorations.

1858 9 D 2 améliorations.

1860 3 1 guérison 1862 » 2 dont 1 double ! : A

Boinet, dans son traité d’iodothérapie, fait remarquer qu'il pourrait ajouter aux faits publiés un grand nombre d’autres appartenant à Bérard, Robert, Malg'aigne et Barrier de Lyon. Dans ces cas, trois fois le mal s’est amélioré et a continué ensuite à faire des progrès, de sorte qu’au bout d’un certain temps l’amputation de la cuisse est devenue nécessaire. Ces cas se rapportaient à des tumeurs blanches, plutôt qu’à des hydarthroses. Gosselin dans ses leçons cliniques rapporte deux cas, lun appartenant à Velpeau, l’autre à Aug. Bérard, dans lesquels à la suite de l’injection iodée, il s’est développée une arthrite qui s’est terminée par suppuration, infection purulente et mort. Chez les deux malades de Gosselin, l’arthrite provoquée s’est terminée par ankylose.

Au reste dans un certain nombre des observations que nous avons réunies, nous avons trouvé une ankylose partielle fibreuse qui cédait généralement.

En AOUuEe

Ponction antiseptique avec injection phéniquée.

OgservarIoN I. (Rinne). — Karl Mader, 19 ans, entre à l’hôpital le 17 février 4876. Il y a six semaines, apparitions de vives douleurs spontanées dans les deux genoux. Tuméfaction progressive surtout à droite. Épanchement abondant et vive sensibilité à la pression du genou droit. A gauche, épanchement léger. Sensibilité moindre et troubles fonctionnels moins prononcés. On emploie sans résultat les applications de teinture d’iode, la compression, le massage, les douches, etc. Les épanchements diminuent, disparaissent même momentanément pour apparaître de nouveau à la moindre fatigue de l'articulation.

25 mai. Ponction des deux genoux et lavage avec une solution phéniquée à 3 °/. Il sort un liquide clair, visqueux, contenant des caillots fibrineux. Réaction fébrile assez intense. La température du soir atteint 39°. Le 26 mai, on constate un nouvel épanchement avec quelques douleurs.

A partir du 30 mai, la fièvre et les douleurs disparaissent et l’on ne trouve plus d'épanchement.

Cependant dans le cul-de-sac externe, on percevait à l’aide des doigts, le long de la rotule, un va-et-vient de petits corpuscules intra-articulaires disparaissant à la pression et donnant la sensation de la neige qu’on écrase. Évidemment il s'agissait de flocons fibrineux appliqués sur la paroi interne de la synoviale et dont la présence se manifestait dans certaines positions.

On fait du massage pour détruire ces coagula et on malaxe l'articulation.

26 août. Les deux articulations peuvent se plier jusqu’à angle droit. Plus de caillots. Pour d’autres maladies, il reste encore soumis quelques semaines à notre observation. L’épanchement ne reparait pas.

A sa sortie, le 2 octobre, les articulations fonctionnent d’une façon normale.

OBSERVATION IT. — Bertha Schwam, 14 ans, entre à l'hôpital le 8 mars 1876. Depuis un mois gonflement sans douleurs, augmentant de plus en plus dans le genou droit. Ulcérations

RE Syphilitiques et abcès péri-articulaire du genou droit. Épanchement appréciable dans l'articulation. Pas de douleurs. Mouvements très-gênés.

9 mars. Ponction avec lavage à l'acide phénique à 3 ‘. On retire 50 centimètres cubes de synovie. Le même soir douleurs très vives dans l'articulation. L'épanchement ne reparaît pas.

18 mars. En faisant le grattage des ulcérations sur la partie externe, l'articulation a été ouverte. Écoulement de synovie. Guérison sans drainage. Il n’y pas la moindre réaction.

Sort le 25 mai, après un traitement antisyphilitique.

OBSERVATION III. — Jean Dumchen, 19 ans, entre à l'hôpital le 29 mars 1876. Depuis huit jours douleurs très vives avec gonflement dn genou droit. Épanchement appréciable. Grande sensibilité. Température du soir 38°,6.

31 mars. Ponction et lavage avec une solution phéniquée à 3 ‘.. Le contenu de l'articulation est épais, visqueux, d’une couleur Jjaunâtre et contient de nombreux corpuscules de pus. Après la ponction, pas de fièvre, mais un nouvel épanchement léger qui disparait rapidement à la suite d’une compression élastique.

18 avril. Il sort. Les mouvements de larticulation sont normaux.

OBsERvATION IV. (Rinne). — Ernest Voigt, 26 ans, reçu le 29 mai 1876. Hydarthrose spontanée des deux genoux, datant de dix semaines. L’immobili-ation prolongée et les badigeonnages de teintuee d’iode ont été sans résultats.

Épanchement notable surtout dans le genou gauche. Sous l'influence d’une forte compression, l’épanchement disparaît complètement à droite dans l’espace de quatre semaines; à gauche, pas de traces d’amélioration.

8 juillet. Ponction du genou gauche suivie de l'injection d’une solution phéniquée à 3 °/. Le liquide évacué est tout à fait clair. Réaction inflammatoire consécutive. La température des deux premiers jours s'élève à 38°,4. Douleur à la pression ; nouvel épanchement qui disparait en quelques jours.

18 juillet. Le malade se lève.

ERP

Le malade reste encore quatre semaines à l’hôpital pour une autre affection ; pendant tout ce temps, malgré l’usage continuel du membre, il n'apparaît aucun nouvel exsudat.

18 août. Le malade sort guéri.

OgservarTION V. (Rinne). — Henri Koberstein, 26 ans, entre le 22 août 1876. Il y a 4 ans, attaque de rhumatisme articulaire aiguë. Il en est resté un gonflement de l’articulation des deux genoux et des deux pieds. Des traitements divers n’ont amené qu’une amélioration temporaire. Épanchement dans les deux genoux, plus prononcé à droite qu’à gauche. Douleur à la pression dans les deux genoux. Mouvements gènés et douloureux. On sent des frottements articulaires en faisant exécuter des mouvements. Impossibilité de s'appuyer.

Pas de fièvre.

29 août. Ponction du genou gauche. Lavage phéniqué à 3 °/. La synovie s'écoule pure. Le soir et le lendemain T. 38°,5. Puis disparition de la fièvre. L’épanchement ne réapparait pas.

13 septembre. Ponction et lavage du genou droit. La synovie est pure. Pas de réaction.

25 octobre. Jusqu'ici l’épanchement ne s’est plus montré. Il se lève et se promène à l’aide de deux cannes.

Il pourra marcher autant que peut le lui permettre son état antérieur.

Au bout de huit mois de séjour à l'hôpital, l’'épanchement n’a pas reparu.

21 juin 1877. Exeat.

OBservaTION VI. (Rinne). — Rosalie Heise, 32 ans. Entre le 30 octobre 1876. Depuis plusieurs années hydarthrose chronique du genou gauche. La flexion est difficile par suite de l’épanchement articulaire et la distension de la capsule. Pas de douleurs, ni spontanées, ni à la pression.

1” novembre. Ponction et lavage avec une solution d'acide phénique à 3 ‘/,. Il s'écoule une grande quantité d’un liquide filant, jaunàtre. Pas de réaction. L'épanchement se reproduit.

15 décembre, Deuxième ponction et lavage avec une solution d'acide phénique à 5 ‘,. Écoulement de synovie pure. Pas de

MO ee

réaction. Nouvel épanchement à la suite de mouvements. Elle se plaint de douleurs rhumatismales dans les muscles de la jambe.

30 avril 1878. Troisième ponction, suivie d'injection iodée forte. Écoulement de synovie pure. Réaction assez violente. Douleurs vives. La température atteint 38°,6. L'épanchement qui reparaissait cède à la compression au bout de quelques jours.

Grâce à la compression exercée ultérieurement, l’épanchement ne reparait plus. L’articulation a encore de la mobilité latérale.

9 août 1877. Elle sort pouvant marcher en s’aidant d’une canne. Les articulations ont repris leur aspect normal.

OBSERVATION VII. (Rinne). — Otto Richter, 25 ans, entre le 24 février 1877. Depuis quinze jours gonflement du genou droit. Eprouve des douleurs en exécutant des mouvements.

Causes inappréciables. Léger épanchement dans le genou. OEdème des parties molles. La température locale n’est pas augmentée. L'application de vésicatoires et la compression restent sans résultat.

6 mars. Ponction et injection avec solution phéniquée à 3 ‘,. Il s'écoule un liquide séreux. On observe ni réaction locale, ni générale.

21 mars. Le malade se lève, l’épanchement a disparu. Cependant, il reste encore une certaine raideur qui, par des mouvements communiqués faits avec la machine de Bonnet, disparait rapidement.

Pour d’autres maladies, il reste encore longtemps en traitement.

4 juin. Il nous quitte avec une articulation parfaitement saine.

OBsEervaTION. VIII. (Rinne). — Auguste Graff, 23 ans, entre le 14 avrii 1877. Depuis cinq semaines, gonflement spontané de l'articulation du genou droit qui disparait au bout de quinze jours après des badigeonnages à la teinture d’iode et la compression, mais qui, au bout de deux jours de mouvement, reparaît.

Se Epanchement considérable dans le genou droit. Position dans la demi-flexion.

16 avril. Ponction et injection phéniquée avec la solution à 3°, Ecoulement de synovie.

17 avril. Des douleurs violentes dans l'articulation. Nouvel épanchement.

Les deux jours suivants, la température atteint jusqu'à 38°,5. 23 avril. L’épanchement a disparu.

Le 26, le malade marche pour la première fois : les mouvements sont faciles, mais la flexion est difficile.

Le 28, le malade marche en fléchissant le genou.

Le 5 mai, guérison complète.

Depuis cette époque, le malade est resté continuellement sous nos yeux ; malgré un travail corporel très fatigant, on ne constate plus de traces d’épanchement.

OBSERVATION IX. (Rinne). — Paul Hoffmann, 24 ans, entre le 25 août 1877. Il y à 4 ans, à la suite d’une chüûte, il éprouva des douleurs dans l'articulation, qui reparaissent à la moindre fatigue. Il y a neuf semaines, nouveau traumatisme. Depuis gonflement et gêne les mouvements.

Epanchement dans l'articulation. Douleur à la pression. Flexion possible jusqu’à un angle de 140°. La peau au niveau de l'articulation a sa couleur normale. Fièvre modérée.

26 août. Ponction de l'articulation. Ecoulements de 50 centimètres cubes d’un liquide verdâtre. Lavage avec la solution phéniquée 3 °/,. La fièvre prend le caractère d’une continue rémittente. Pendant les jours suivants léger gonflement et douleur.

7 septembre. Deuxième ponction. La synovie est légèrement teinte de sang. Les symptômes locaux et généraux ne s’amendent pas. Il survint une phtisie aiguë. Mort, le 28 septembre.

A l’autopsie, on constate que le genou droit contient une petite quantité de synovie légèrement teintée en rouge. La synoviale est injectée. Le cartilage du condyle interne du fémur est légèrement usé.

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= tome

OBSERVATION X. (Rinne). — Auguste Eckold, 28 ans, entré le 15 septembre 1877. Hydarthrose traumatique du genou gauche dont le début remonte à quatre semaines. L'affection disparaît sous l'influence des révulsifs cutanés pour revenir après uu court usage du membre. Epanchement modéré ; légère mobilité latérale ; pas de sensibilité à la pression. Jusqu'au 27 septembre, forte compression ; l’épanchement se résorbe. Le malade marche pendant deux jours, l'articulation étant immobilisée, nouvel épanchement.

1” Octobre. Ponction et lavage avec une solution phéniquée à 3 °,, Il sort de la synovie en petite quantité.

Le 5, il n’est pas survenu de réaction ; l’épanchement a complètement disparu.

Le 7, le malade se lève et exécute des mouvements légers. Jusqu'à sa sortie, le malade fait un usage non interrompu de son membre sans retour de l’épanchement.

Le 16, il sort avec son articulation complètement guérie.

OBsERVATION XI. (Rinne). — Sophie Liphard, 33 ans, entrée le 27 septembre 1877. Il y a 15 Jours, gonflement spontané du genou droit, sans douleur, sans fièvre. Epanchement abondant. Capule très distendue.

29 septembre. Ponction. Ecoulement d’une synovie légèrement trouble. Lavage avec une solution phéniqué à 5 °/.

6 octobre. Disparition de l’épanchement. Pas de fièvre, ni de douleur.Jusqu’au 18 octobre, immobilisation de l'articulation.

25 octobre, sort complètement guérie.

OBsERVATION. XII. (J. Bœckel). — Marianne P..., 29 ans. Hydarthrose chronique du genou datant de six mois, traitée successivement par les vésicatoires, la teinture d’iode, limmobilisation pendant trois mois dans un appareil silicaté. Tous ces moyens étant restés inefficaces, je pratique le 18 juin, la ponction de l’article et je retire quatre-vingt grammes de liquide transparent, jaune, citrin, dans lequel nagent des flocons de fibrine. Deux lavages antiseptiques sous le spray. Pansement de Lister compressif. Pas de réaction les jours suivants. Du 19

au 26, la température se tient entre 36,4 et 37,5. ’

ho Le 26, on supprime le pansement ; la place de la ponction est complètement guérie; le genou a repris son volume normal. Pansement compressif avec ouate pendant quinze jours. La malade reprend ses occupations le 3 juillet. (quinzième Jour). Mouvements parfaits.

La guérison s’est maintenue depuis lors.

OBsEervATION XIII. (J. Bœckel). — Marie V..., 49 ans, entre à l'hôpital pour une hydarthrose du genou gauche qu’on a traitée au dehors par les moyens ordinaires sans succès.

Elle porte en outre à l’avant bras gauche un abcès froid du volume d’une orange. La température oscille entre 37,6 et 38,6.

1° octobre. Je retire par la ponction 75 grammes de liquide clair filant. Un lavage avec la solution forte est fait. Pansement de Lister compressif. Réaction fébrile assez intense : la température du soir est généralement au-dessous de 38°.

Le 11, on énlève le pansement ; l’'épanchement ne s’est pas reproduit : il persiste encore un peu de douleur à la pression. Bandage roulé compressif.

Guérison définitive le 26 octobre, maintenue depuis lors avec une persistance des mouvements.

OBSERVATION IV. (J. Bæckel). — Emile D..., 18 ans. Hydarthrose du genou droit. Début il y a cinq mois. Médications antérieures sans effet.

Le 11 juin dernier, ponction articulaire suivie du lavage antiseptique. On retire quatre-vingt grammes de liquide filant, grumeleux. Le soir, T. 38,5.

Pendant les jours suivants, pas la moindre douleur. Réaction fébrile intense. Pendant les deux premiers jours, la température du soir dépasse 39 degrés puis, elle se tient entre 27,5 et 38, D.

Le 18, l'appareil est levé. Un léger degré d’empàtement persiste, mais il n’y a plus trace d’épanchement.

Exeat avec un bandage silicaté qu’on enlève définitivement au bout de quinze jours. |

nn Le malade va bien. Il reprend ses occupations quelques jours plus tard.

La guérison s’est maintenue depuis lors (8 novembre).

OBsEervaTion XV. (J. Rœckel, inédite). — Meyer E., 37 ans. Hydarthrose chronique du genou gauche datant de 5 ans. Trai.ementsdivers tant internes (iod. de potassium) qu'externes. Badigeonnages iodés, vésicatoires, immobilisation prolongée, le tout Sans résultat. La marche devient de plus en plus pénible et l'empêche finalement de gérer son établissement de bains. Il vient consulter M. Bæckel pour la première fois dans le courant du mois de janvier 1884. Le genou est énorme, la capsule se dessine sous la peau et fait une forte saillie au niveau du cul de sac sous-tricipital : la jambe est légèrement fléchie, la fluctuation des plus nettes dans l’article, la rotule fortement soulevée.

Ponction le 21 janvier 1884 avec un trocart ordinaire correspondant comme épaisseur à une bougie n° 16 de la filière Charrière. Le trocart est introduit au côté externe du genou à deux travers de doigt du bord externe de la rotule et permet d’évacuer 125 grammes de liquide jaunàtre, visqueux, transparent ne contenant aucune particule en suspension. Un lavage de la jointure est fait avec une solution d'acide phénique à 5 °/,. Pas de spray. Comme pansement une épaisse couche de coton hydrophile maintenu à l’aide d’une bande de toile ordinaire. Douleurs très-vives le soir qui nécessitent l'enlèvement de la bande et l’application d’une vessie de glace.

Le 25, gonflement du genou, douleurs persistantes. Glace, ut supra. 139,2 le soir.

Le 26, ganglions inguinaux engorgés — Douleurs moins intenses, le gonflement du genou tend à s’atténuer.

Le 28, ganglions en voie de disparition, genou normal. Température normale. — Application d’un bandage ouaté, maintenu par une bande.

Le 5 février, genou normal, appareil silicaté pendant un mois. Enlèvement de l'appareil le 8 mars; mobilisation méthodique de l'articulation. Au bout de 15 jours, les mouvements s’exécutent librement et Meyer peut fléchir le genou et porter le

to talon sous la fesse gauche. Il reprend ses occupations habituelles. Guérison bien maintenue depuis lors.

OgservaTioN XVI.(J. Bæckel, inédite). — Madame K..., 63 ans. Hydarthrose du genou droit, datant de 3'ans, traitée en vain par les moyens ordinaires.

Ponction et lavage articulaire le 10 avril 1884. On retire 140 grammes de sérosité citrine, filante, claire, pas de grumeaux.

Pas de réaction. Au bout de 15 jours, le genou est presqu’aussi volumineux que lors de la première ponction. Nouveau lavage, ut supra. Application d’un bandage scilicaté, pas de réaction. Guérison définitive au bout de 4 semaines avec mouvements conservés.

Guérison maintenue depuis lors.

OBsERVATION XVII. — Michel Walther, 23 ans. Hydarthrose chronique de 8 mois, traitée en vain parles moyens usuels. Ponction et lavage articulaire comme dans les cas précédents, après évacuation de 95 grammes de liquide citrin, clair, filant. Pas de réaction. Immobilisation au bout de 8 jours dans un appareil silicaté que le malade conserve pendant un mois (Mai 1884).

Exeat. Guérison avec mouvements conservés. Guérison maintenue jusqu à ce Jour.

OBSERVATION XVIII (Labbé).— Homme de 31 ans atteint d’une hydarthrose du genou datant du mois d'avril 1875. Traité sans succès par les moyens ordinaires.

Le 30 juin 1882, sept ans après le début de l’épanchement, ponction de l'articulation avec un trocart de moyen calibre. Lavage avec une solution phéniquée à 3°, continué jusqu’à ce que le liquide sorte clair. Réaction, inflammation légère. Le 18 Juillet, l’épanchement à disparu. La guérison s’est maintenue depuis.

OBSERVATION XIX. (Labbé).— Homme, domestique,26ans.Deux attaques de rhumatisme articulaire aigu, à la suite desquelles, il reste un épanchement abondant dans un des genoux. Deux ans après le début, ponction et lavage phéniqué comme dans le cas précédent Reproduction de l’épanchement. Deuxième ponc-

Ep,

ion suivie d’un second lavage. Compression. Guérison définitive qui s’est maintenue.

OBservaTION XX. (Personnelle). — Jules Schreiner, âgé de 16 ans, de bonne constitution, est atteint depuis l’âge de 9 ans d’une lésion du genou droit, qui s’est développée sans cause appréciable et qui s’est caractérisée par un gonflement progressif, des douleurs assez vives et une claudication très marquée. Il n’y a jamais eu ni traumatisme, ni attaque de rhumatisme. En somme, cette affection s’est présentée, d’après les renseignements recueillis, avec les caractères d’une hydarthrose ordinaire, à évolution lente et ayant passé à l’état chronique par suite de la négligence de ses parents et de l’absence de tout traitement.

Pendant les trois premières années, le gonflement alla progressivement en augmentant : quand le malade cessait de marcher, 1l y avait des intervalles de rémission.

Il entra au bout de trois ans dans le service de M. le professeur Gross : il fut traité par des vésicatoires et des révulsifs. Ce traitement amena une amélioration assez marquée et le malade sortit de l'hôpital au bout de six semaines. L’amélioration subsista pendant deux mois après lesquels tous les symptômes de l’hydarthrose reparurent. Il continua à se traiter par des badigeonnages avec la teinture d’iode, sans garder le repos ; aussi l’hydarthrose persista-t-elle, avec diverses alternatives, pendant les quatre années suivantes.

Ne voyant survenir aucune modification dans son état, il se décida, le 23 octobre 1883, à entrer à l'hôpital. A ce moment, il présentait une tuméfaction considérable du genou droit, due à la présence d’une grande quantité de liquide dans la $ynoviale ; les culs de sac latéraux et supérieurs de la séreuse se dessinent d’une facon très accusée ; le choc rotulien est faiblement perçu. A la palpation, on a la sensation d’une crépitation analogue à celle de la neige que l’on écrase.

Le fémur, le tibia, la rotule sont manifestement augmentés de volume ; par contre, il y a diminution notable du volume de la cuisse due à l’atrophie du triceps ; il n'existe pas de mobilité

latérale du genou, et tous les mouvements s’exécutent avec leur amplitude normale et sans douleur.

Le diagnostic est hydarthrose chronique avec dépoli de la séreuse et légère hypertrophie des os. Comme jamais l’articulation n’avait été immobilisée sérieusement, M. Weiss prescrit l’application d’un appareil plâtré qui, en huit jours, amène une diminution notable du liquide : le genou, qui mesurait 38 centimètres de circonférence, n’en mesure plus que 34.

L'immobilisation fut continuée pendant deux mois encore, sans obtenir la résorption complète du liquide.

L'immobilisation fut cessée pendant quelques jours, et on constate que le liquide s'est reproduit en totalité. Le genou malade mesure 37 centimètres de circonférence, tandis que le genou sain ne mesure que 32 cent. 1/2.

M. Weiss se décide alors à recourir à la ponction antiseptique qui fut pratiquée le 14 janvier 1884. Le genou est savonné soigneusement, puis lavé avec une solution phéniquée à 1/20 ; les instruments et les mains de l’opérateur sont préalablement désinfectés avec la même solution. La ponction est pratiquée sous le spray avec un gros trocart de 6 à 7 millimètres de diamètre.

Celui-ci est plongé à la partie externe du cul de sac susrotulien. Il s'écoule un liquide jaune citrin, séreux, et ne renfermant aucune fausse membrane ; lorsqu'il a fini de couler, on injecte à plusieurs reprises dans la synoviale une solution phéniquée à 1/50 jusqu’à ce que le liquide injecté sorte absolument clair. L’occlusion est faite avec un peu de ouate salycilée, par dessus laquelle on applique un pansement ouaté de Guérin.

Les suites immédiates de l'opération ont été absolument bonnes : c’est à peine si le malade a accusé quelques douleurs dans le genou pendant les quarante-huit premières heures et s'il a présenté un léger mouvement fébrile.

Le 24 janvier, on fait le premier pansement. L’épanchement a notablement diminué, mais on perçoit toujours la sensation de crépitation neigeuse. La plaie résultant de la ponction est entièrement cicatrisée. La jointure est immobilisée au moyen d’une gouttière plàtrée : on applique des pointes de feu sur le

genou et on fait la compression avec du coton et une bande élastique.

Le 5 février, on enlève l'appareil. Le lendemain on constate que tout le liquide s’est reproduit : le genou mesure de nouveau 37 centimètres de circonférence. Bref, le résultat thérapeutique n’a pas été obtenu.

Le 8 février, M. Weiss pratique une seconde ponction en suivant les mêmes précautions antiseptiques ; seulement, au lieu de se servir de l’acide phénique, il injecte une solution de teinture d’iode et d’iodure de potassium qu'il laisse 2 minutes au contact de la synoviale et qu'il retire ensuite par aspiration à l’aide d’une seringue ordinaire. L’occlusion est faite comme précédemment et l’immobilisation assurée par le pansement ouaté de Guérin. Cette injection a été suivie d’une réaction extrêmement intense caractérisée par de vives douleurs et une température de 39,6 survenue dès le soir même de l'opération.

Le lendemain 9 février, T. ne Les douleurs sont encore très vives. Pas d’appétit. Injection de morphine de 3 centigrammes.

Le 10 février, la douleur est plus supportable. T. eee L'appareil est resserré au moyen de quelques tours de bande.

Le 1+"février T. A le malade va beaucoup mieux et se remet à manger.

Les jours suivants, l’amélioration continue et le 14 février, il se lève et marche avec son appareil ouaté.

Le 21 février, on fait le premier pansement. Il n’y a plus d’hydarthrose, ni de crépitation ; mais le genou est encore très tuméfié et la synoviale est très notablement épaissie. Peu de douleurs à la pression.

On applique une gouttière plâtrée comme la première fois, on lui met des pointes de feu et on fait la compression avec une bande élastique.

Grâce à ce traitement continué pendant 5 jours, on constate le 1* mars une diminution notable du gonflement. L’articulation a tellement diminué de volume que le premier appareil est devenu trop large et qu’il est nécessaire de le remplacer. Application

d'un appareil silicaté amovo-inamovible permettant de faire encore la révulsion et Ja compression.

Le 25 mars, l’état de la jointure est de plus en plus satisfaisant.

Le 10 avril, le malade quitte le service avec un appareil silicaté. Depuis il n’a plus donné de ses nouvelles ; mais il est probable qu’en cas de récidive il serait revenu. Son état au moment de sa sortie nous fait espérer qu’il est guéri.

OgservarTioN XXI (Personnelle). — Minoux, Charles, âgé de 24 ans, entre l'hôpital le 8 mai 1884. D’une constitution en apparence robuste, il est cependant atteint d’une kératite interstitielle diffuse bi-latérale, et présente en outre une hydarthrose des deux genoux, l’une fort marquée, l’autre presque insignifiante. Cette dernière, qui est la première en date, remonte à une époque fort reculée et a débuté, il y a un an, à la suite d’une chute faite sur le genou gauche. Malgré les douleurs qu’il éprouvait et le gonflement qui s'était manifesté, ce malade ne s'était fait soigner qu’au bout de trois mois. On lui appliqua successivement de la teinture d’iode, des vésicatoires, puis finalement des cautères sans obtenir d'amélioration notable. De guerre lasse, il vint alors à l'hôpital au mois d'octobre 1883 dans le service de M. le professeur agrégé Weiss qui lui fit appliquer un appareil plâtré inamovible qu'il conserva pendant quatre mois. Au bout de ce temps l’hydarthrose avait disparu : l'immobilisation fut supprimée, mais par mesure de prudence M. Weiss lui prescrivit l’usage d’une genouillère élastique destinée à prévenir la récidive. Celle-ci ne s’en est pas moins montrée très peu de temps après.

En janvier 1884, le genou droit qui Jusque là était resté indemne s’est pris à son tour. Il y est survenu du gonflement et des douleurs lancinantes qui ont bien vite éclairé le malade sur la nature de son mal, mais ne l'ont pas, plus que la première fois, décidé à se faire traiter convenablement. Il n’est venu en effet à l'hôpital qu'au bout de trois mois, alors que l’hydarthrose était devenue chronique. A son entrée à l'hôpital, le genou droit était très notablement augmenté de volume: il

mesurait 29 centimètres de circonférence. Les culs de sac de la Synoviale étaient manifestement distendus et le choc rotulien nettement perçu. Les mouvements spontanés et provoqués élaient possibles, mais douloureux ; ils avaient néanmoins perdu leur amplitude normale. Il n’existait pas de craquements, ni de frottements articulaires : le triceps était notablement atrophié. En somme, hydarthrose très accusée, à forme chronique, datant de trois mois mois et demi : tel était le diagnostic qui s'imposait.

A gauche, le genou ne mesurait que 37 centimètres de circonférence et au premier abord paraissait normal : les culs de sac en effet n'étaient nullement dessinés : mais on percevait néanmoins le choc rotulien, ce qui permettait d'affirmer l’existence d’une petite quantité de liquide dans l'articulation : on y constatait en outre quelques craquements pendant les mouvements, qui, du reste, s’exécutaient sans aucune gêne. Bref, hydarthrose légère, dûe à une récidive, qui est survenue presque immédiatement après l’ablation de l'appareil.

Le malade réclamant une prompte intervention, M. Weiss se décide à lui faire la ponction du genou droit suivie d'une injection antiseptique, tandis qu’à gauche il fait exercer une compression avec la bande élastique.

Cette opération acceptée par le malade est pratiquée le 10 mai avec touteslles précautions antiseptique d'usage, à savoir : lavage extérieur du genou, désinfection des instruments, spray phéniqué. La ponction est faite avec un gros trocart à hydrocèle, large de 4 à 5 millimètres, enfoncé à la partie externe du genou, à deux travers de doigt, au dessus et en dehors de la rotule. La canule laisse écouler un liquide jaunâtre, filant, visqueux, ne renfermant pas de flocons solides, et dont la quantité peut être évaluée de 60 à 80 grammes. L’articulation vidée, on injecte à cinq ou six reprises différentes une solution phéniquée à 1/20, de façon à laver autant que possible toutes les parties de la synoviale.

Chaque fois qu’on retire la seringue, le liquide injecté s'écoule, en présentant un aspect blanchâtre et des parties solides, ana-

logues à de l’albumine coagulée.

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