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Après avoir vidé autant que possible la synoviale par une pression périphérique, on fait le pansement qui consiste dans une occlusion ouatée, faite avec une première couche de coton phéniqué et une seconde couche de coton ordinaire, fixées à l’aide d’une bande de tarlatane phéniquée. Le membre est immobilisé sur l’attelle à pédale de Bæckel.
Dans la journée, le malade a éprouvé d’assez vives douleurs qu’on a dû calmer à l’aide d’une injection de morphine. Pas de fièvre le soir de l'opération.
Le 11 mai, aucun symptôme alarmant. T. 37°. Pas de douleurs. Les jours suivants, même état. La température ne dépasse pas 37°,4.
Le 17 mai, on fait le premier pansement. L’hydarthrose a totalement disparu ; la plaie de la ponction est guérie. Par précaution, on assure l’immobilisation du genou au moyen d’un appareil plàtré.
A gauche, l’hydarthrose a disparu sous l'influence de la compression et du repos au lit.
Le 20 mai, le malade quitte Le service.
Le 5 juin, le malade se représente à l’hôpital. On lui fait enlever son appareil, on constate que le liquide ne s’est pas reproduit.
Arthrotomie.
OBseRvaTION I. Hydarthose du coude (Volkmann). — Homme de 45 ans. Epanchement énorme de l'articulation du coude. Destruction de l’appareil ligamenteux. Le bras est devenu impuissant et inutile. On pratique des ponctions multiples, suivies du lavage de l'articulation avec une solution d’acide phénique à 5 °,, et d'injection de teinture d’iode. Ces ponctions ne donnèrent aucun résultat. L’épanchement se reproduisait dès que le malade se servait de son membre et la mobilité anormale subsistait toujours.
22 septembre 1876. N'ayant obtenu aucun résultat par les moyens précédents, on se décida à faire l’arthrotomie.
Incision de chaque côté de l’olécrane. Deux drains. Pansement antiseptique. Immobilisation du membre avec l’attelle de Volkmann.
Pas de réaction locale. Fièvre modérée. On enlève les drains quinze jours après l’opération.
La mobilité anormale disparut bientôt et les mouvements physiologiques de l'articulation atteignaient presque leurs limites ordinaires.
OBSERVATION Il. Hydarthrose du poignet. — H..., 19 ans, malade depuis quatre mois. La capsule est fortement distendue, les ligaments allongés, les fonctions de la main impossibles.
20 août 1876. Ouverture large de l'articulation par deux incisions latérales d'environ 4 cent. chacune. — Ecoulement d’un liquide visqueux renfermant une quantité extraordinaire de concrétions plates et du volume d’une lentille. Lavage avec solution phéniquée à 5 °,. Drain dans chaque incision. Pansement antiseptique. Il n’y eut dans la suite aucune réaction, aucune fièvre, aucun trouble de l’état général. L’articulation ne fut jamais douloureuse à la pression.
Le cinquième jour on enlève les tubes et le dixième jour on cesse le pansement de Lister.
A la fin de l’année, le malade se présente à la clinique : l’arti culation avait repris ses contours normaux et ne contenait pas le moindre épanchement.
Les mouvements passifs atteignaient absolument leurs limites normales.
Les mouvements actifs n'étaient pas aussi complet.
OgservaTION III. Hydarthrose du genou. (Panas, Gaz. hebdom., mai 1878). Leclère Charles, bien constitué, non rhumatisant, entre à l'hôpital le 14 novembre 1877.
Traumatisme du genou en avril 1877, suivi de tuméfaction avec douleur. En octobre, nouveau traumatisme. Traitement sans résultat. La capsule est actuellement très-distendue. Les
mouvements limités.