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À quel stade était la sclérodermie ? La plupart des cas de guérison ou d'amélioration ont eu lieu lorsque la lésion était au stade d’œdème ou d'infiltration hypertrophique. Cependant Sachs note un bon résultat dans une sclérodermie au stade atrophique.
Quel était l’état du corps thyroïde ? Dans tous les cas où il fut examiné, il fut trouvé normal (5 fois), sauf dans l'observation d'Eddoves où il n’était pas perceptible. Les auteurs ne parlent guère de la présence ou de l'absence du syndrome thyroïdien. MM. Nicolas et Moutot n'ont trouvé aucun signe d’insuffisance, par contre le malade de Beurmann avait de la frilosité, une sensation de froid aux pieds, le signe du sourcil (obs VIII). Dans l’observation de Grunfeld, nous voyons l’évolution parallèle de la sclérodermie et du goître exophtalmique.
Quelle était la forme clinique de la maladie ? Avec le type morphée nous notons une guérison (obs. I) ; deux améliorations très grandes (obs. IT et IV), une amélioration limitée aux symptômes associés (obs. ID). Remarquons que dans cette observation, il ne s’agit pas de la morphée classique. Dans l’hémiatrophie faciale (obs. V) nous avons une amélioration passagère des spasmes. — Les autres cas sont signalés sous le nom de sclérodermie circonscrite, sans spécification. Nous avons cherché en vain l’observation de Boulloche à la référence indiquée par Roques ; mais nous avons trouvé facilement celle de Spiegler (obs. VID). Il s’agit d’un œdème, sans pigmentation, sans induration, avec atrophie cutanée ; cet œdème semble avoiren partie une origine mécanique et il n’est
pas étonnant que le traitement thyroïdien n'ait pas agi. Nous manquons de renseignements sur les causes des deux autres insuccès.
Sous quelle forme le traitement fut-il administré ? En France, on a surtout employé la thyroïdine (obs. 1, HAITI, VIII) am létrangemontaten recours plus souvent à la éhyroïide (obs. IV, V, VII).
Quelles furent les doses employées ? MM. Nicolas et Moutot donnent 7 centigrammes par jour à un enfant de trois ans. Aux adultes, Gayetadministre 0.10, 0.20, 0.40 cg. de thyroïdine, et dit qu'on peut aller jusqu’à 0.60 cg., Roux arrive à 0 g. 70 cg., Stieglitz donne 15 grains par jour de thyroïde et Beurmann la continue longtemps à la dose de 0 gr. 40 cg.
Combien de temps a duré le traitement ? L’amélioration est ordinairement très nette en quelques semaines (3 à 6) (obs. I, Il, III, IV, V, VI, VIII, IX). L'administration doit être le plus souvent continuée des mois et des années.
St nous recherchons l'influence du traitement thyroïdien sur les autres formes de sclérodermie, nous trouvons guérison : 5,97 *L. Amélioration 47,76 °/,. Insuccès, 46,18 °/,. Au stade atrophique les succès sont très rares. L'amélioration ne porte souvent que sur des symptômes associés : le parkinsonien de Palmieri guérit de son tremblement, garde sa sclérodermie ; les symptômes vaso-moteurs surtout sont influencés, les crises douloureuses diminuent d'intensité et de fréquence ; la sensation de froid diminue ; les poils repoussent, la sensation de froid diminue, la sensation de froid disparaît. On a vu la