M. B AIT UN
tain à la foi et à une vive pratique : il se fitpr(*'lrc. Nous assistons ici à un spcclacle plein de grandeur qui nous rappelle l'enseignement des premiers siècles; nous voyons de jeunes hommes épris des doctrines rationalistes se presser autour de la chaire du nouvel apôtre et arriver comme lui à la foi catholique. Rien de plus touchant que cette correspondance publiée par l'auteur de la Philosophie du christianisme. Ces jeunes gens rendent compte de leurs combats et de leurs études; ils disent comment ils ont été amenés à croire et à embrasser le sacerdoce. Ces lettres ont un parfum du iv*" siècle de l'Église.
Il est difficile de pénétrer toute la pensée de M. Bautain et de son école. Il n'a pas formulé de doctrine dans un livre développé, il les a semées çà et là dans quelques brochures. La Philosophie du christianisme , par exemple, n'est autre chose que des notions biographiques sur les jeunes convertis et leur correspondance. Quelques idées ont mérité la censure du Saint-Siège. Les erreurs de M. Bautain, comme celles de M. de Lamennais, sont nées de l'examen de la question de la certitude. Quelques phrases de M. Bautain ont fait penser qu'il anéantissait pour ainsi dire la raison humaine , et qu'il la regardait comme incapable d'arriver à une notion quelconque de la vérité. C'est le reproche adressé à M. de Lamennais. M. Bautain a-t-il voulu dire autre chose que ceci : la raison de l'hooime ne peut arriver à une com-