‹ Du trésor caché dans les maladies et les afflictionsChapitre 11 sur 45 · XX VIE ABREGEE DU V. P. LOUIS DU PONT · texte numérisé non relu

XX VIE ABREGEE DU V. P. LOUIS DU PONT

Dieu, s'il était nécessaire pour votre gloire que je subisse éternellement les flammes de l'enfer, sans vous avoir offensé, je m'offre à me précipiter dans ces flammes ; parce que les feux de l'amour divin me rendront légères les flammes et toutes les douleurs de l'enfer. »

Cet ardent amour le conduisit à un haut degré de contemplation et il avança à pas de géant dans la vie de l'union divine, au point de commencer poar ainsi dire à jouir sur la terre des joies de la vie future.

On rapporte qu'il eut deux révélations de .Notre-Seigneur, qui lui fit connaître combien sa manière de vivre lui était agréable et Texcita à avancer intrépidement dans la voie de la perfection.

Dans une certaine occasion, le Père Eternel lui mit sous les yeux trois spectacles : les honneurs et les richesses du monde; le Père Éternel lui-même avec ses anges et les joies du Paradis ; enfin une obscure prison, où le Sauveur, enchaîné et agonisant, tournait amoureusement ses regards vers lui et l'invitait à le suivre. A cette vue, le P. Louis, plein de compassion pour les souffrances de Jésus et de mépris pour les vanités du monde, dit à Dieu le Père : « Seigneur, puisque vous m'ordonnez de choisir, je ne veux, pour le moment, ni votre ciel, ni vos anges ; mais je veux demeurer avec Jésus ; je veux le suivre, coûte que coûte, sans me séparer un instant de lui. » Et il assura plus tard qu'il lui sembla alors être disposé à souff'rir toutes les afflictions delà terre et tous les tourments de l'enfer, pour s'unir à son Sauveur.

Le P. Louis reçut aussi le don de prophétie, qui lui servit à manifester la gloire de Dieu ; et il serait trop long de rapporter ici toutes ses prédictions, tous les malheurs qu'il prévit et les conseils éclairés qu'il donna à une foule de personnes.

Dieu voulut récompenser ce saint religieux en l'appelant à lui à l'âge de soixante-dix ans.

Quinze jours avant de mourir, le P. Louis appela son confesseur, le P. Pierre Sandoval, et il lui dit : « Tempus ri'solutionis meœ instat ; le moment de ma délivrance approche; il sera bon que je répète la confession que j'ai faite de

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