‹ Du trésor caché dans les maladies et les afflictionsChapitre 23 sur 45 · LXXXIII · texte numérisé non relu

LXXXIII

il n'y a pas une suite de jours interrompus par des nuits. L'éternité est un jour sans nuit ; mais ce jour renferme une infinité de jours, comme un seul bien, qui est Dieu, renferme tous les biens.

Les bienheureux jouissent de ce jour et ils chantent avec allégresse : Voici le jour que le Seigneur a fait ; réjouissons-nous et donnons des marques de notre joie (1). 0 jour éternel ! 0 jour de bonheur, quand viendrez-vous ? Oh ! venez, quand je devrais vous acheter au prix de tourments sans nombre ! 0 mon âme, pourquoi es-tu triste et pourquoi me troublestu (2) ?

Si mes jours de souffrances me semblent longs, je penserai àce jour bienheureux, je soupirerai après lui et mes peines s'adouciront.

La douleur présente est d'un moment ; le repos qui la suivra, durera toujours. Je ne me laisserai donc pas conduire par mon propre jugement, qui est passionné ; mais par celui de Dieu, infiniment sage et plein de bonté, qui me dit, par la bouche de son prophète : Je vous ai abandonné pour un temps et en peu de chose ;mdis je vous rappellerai par une grande miséricorde. J'ai un peu détourné de vous mon visage, dans le moment de ma colère; mais f aurai pitié de vous et les effets de ma miséricorde envers vous seront éternels (3).

Faites, Seigneur, qu'il en soit ainsi. J'accepte la

(1) Hœc est dies qimm fecit Dominus ; exultemus et Iretemur in ea. (Ps. cvii, 2i.)

(2) Quare tristis es, anima mea, et quare conturl)a« me ? (Ps.

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