‹ Du tubercule du testicule et de l'orchite tuberculeuseChapitre 25 sur 34 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Atrophie du testicule droit à la suite d'une métastase parotidienne. — Sarcome du testicule gauche. — Castration. — Mort. — Examen du testicule atrophié. — L'épididyme paraît de volume normal. — {Voir planche III, fig. 4 et 5.) (Obs. personnelle.)

Pillât, Eugène, employé, âgé de 43 ans, entré dans le service deM. VERNEumpour un sarcome volumineux du testicule gauche. Nous ninsis'erons pas sur cette partie de l’observation qui ne nous intéresse nullement. Nous ne parlerons que d’un fait important pour nous. A 17 ans notre malade avait eu les oreillons et à leur suite une orchite double. Cette inflammation s’apaisa promptement, mais tandis qu’à gauche le testicule conserva son volume normal, il diminua rapidement à droite et au bout de quelques semaines il avait atteint le degré d’atrophie que nous observons maintenant.

Le malade est opéré de son sarcome ; on veut tenter la réunion immédiate sous le pansement de Lister, qui nous avait déjà donné de brillants résultats; mais un érysipèle survient qui enlève notre malheureux individu en peu de jours, et nous pouvons examiner son testicule atrophié depuis 26 ans.

L’érysipèle des bourses avait provoqué une inflammation dans les couches profondes et nous trouvons des traces évidentes de vaginalite ; il y a un exsudât et des pseudo-membranes qui vont d’un feuillet vaginal à l’autre ; mais la moindre traction les déchire ; aussi les deux feuillets ne sont-ils pas encore adhérents,

mais on ne constate entre eux qu'une bien légère Couche de liquide jaunâtre et sirupeux. L’épididyme n’est nullement atrophié. Il est, à lui eul, plus volumineux que le testicule proprement dit et mesure 8 centimètres de la tête à la queue, lorsqu’on fait suivre au ruban métrique le bord postérieur. Il n’en mesure plus que 4, au niveau du bord antérieur celui qui embrasse et circonscrit le testicule proprement dit. Son diamètre transversal, aussi bien à la queue et à la tête que vers la partie moyenne est de 12 millimètres. D'ailleurs, le tissu en est dur, ferme, d'un blanc grisâtre ; sur le fond se dessinent de légères arborisations vasculaires.

Le testicule en lui-même est petit; la moitié postérieure de sa circonférence est cachée et recouverte par l’épididyme ; l’albuginée est flasque, ridée et paraît trop large pour son contenu; elle présente aussi quelques légères arborisations de date récente et dues à lavaginalite. Le plus grand diamètre du testicule est le vertical; il ne mesure que 3 centimètres. L’antéro-postérieure n’en mesure que 2 1^2, et le transverse 1 Ij2 tout au plus.

Si l’on pratique une section de la glande on voit que la surface de la coupe présente un aspect laiteux ou opalin ; le tissu est mou, souple, comme grenu, et l’on peut saisir avec une pince line des tubes que l’on étire, mais ils sont extrêmement grêles et se déchirent à la moindre traction. En somme, la structure tubuleuse persiste, mais elle est moins nette, et pour la reconnaître il faut examiner la surface avec la plus grande attention. L’examen microscopique a été fait par M. Malassez ; nous l’avons transcrit plus haut, dans notre étude sur l’orchite chronique. Nous n’y reviendrons pas ici (voir pl. III, fig. 6).

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