U. APPAREIL DE LA RESPIRATION
Dans quelques cas terminés par la convalescence, l'appareil respiratoire n'a présenté que quelques troubles nerveux; mais ordinairement les poumons sont plus ou moins lubrifiés par le mucus dû à l'état catarrhal habituel de toutes les muqueuses dans cette période. Les râles ne sont pas ordinairement sibilants comme dans la dothinentérie, mais plus souvent humides, muqueux, surtout à la base (i). On observe parfois un mélange des deux. Il n'y aha-
(i) M. Moucliet dit, en parlant du typhus de Crimée en général : La percussion et l'auscultation ne rcvèlcnl aucun signe à consulter. MM. Mœring et Alferief en parlent tout autrement. La fatigue, la surcharge de service, l'incommodité des couchages, ont rendu probablement l'exploration difficile à notre estimable confrère M. Mouchet.
bituellement aucune raatité, pendant cette période, dans les cas normaux et moyens; mais parfois le poumon se prend plus énergiquement et le sang y séjourne, surtout à la base et en arrière, parties où l'on rencontre alors de la raatité, plus souvent de la sub-matité. Quand une pneumonie survient, on en saisit les signes ordinaires, mais incomplets, ou modifiés par la maladie sous l'influence de laquelle cette phlegmasie s'est développée. Nous y reviendrons à propos de la période nerveuse. La respiration est accélérée, haute, parfois suspirieuse, généralement régulière. La dyspnée est très-variable. La toux est en rapport avec le degré de l'affection pulmonaire et bronchique. En général elle est médiocrement intense et fréquente, et amène des crachats rauqueux.
L'état catarrhal du larynx peut causer des altéralions de la voix. L'angine pultacée, phénomène tout à fait accidentel d'ailleurs, ne survient guère que dans la période suivante.