‹ Du typhus de l'armée d'OrientChapitre 52 sur 83 · D. TRAITEMENT DES ACCIDENTS DE LA TYPIIISATION A PETITE DOSE · texte numérisé non relu

D. TRAITEMENT DES ACCIDENTS DE LA TYPIIISATION A PETITE DOSE

» Ces accidents constituent déjà un état morbide ; le poison a été absorbé; l'économie n'en est pas sidérée, mais réagit contre lui, parce qu'il a été introduit à petites doses et que l'individu est peutêtre arrivé peu à peu à une sorte d'assuétude.

La céphalalgie persistante exige l'abstention des travaux d'esprit. Ceux qui, placés sous cette influence, écrivent, étudient, méditent, exaspèrent la douleur de tête, et l'embarras des idées s'ensuit quelquefois aussi.

S'il y a des frissons, il faut tâcher de rappeler la chaleur et de provoquer la transpiration. Deux fois nous avons été dégagé par une sueur abondante due à des boissons diaphorétiques prises étant au lit et chaudement couvert.

HISTOIRE ET DESCIUPTION DE l'ÉPIDÉMIE. 279

Si l'appétit manque, s'il y a un peu d'embarras gastrique, il faut prendre un vomi-purgatif. Le purgatif suffit le plus souvent. J'y ai eu recours deux ou trois fois pendant une période de typhisation qui a duré deux mois et demi.

Surmontez le sentiment de fatigue, étaliez promener à cheval ou à pied au grand air. Ayez une nourriture substantielle, mais facilement digestible, buvez de bon vin , prenez quelques excitants diffusibles, et surtout, si vous le pouvez , conservez un bon moral et un peu de gaieté dans ces tristes circonstances.

E. TRAITEMENT, RÉGIME DANS LA CON VALtSCENCE.

L'appétit se manifeste rapidement , et il peut être contenté avec prudence , sans danger pour le convalescent : d'abord potages gras ou au lait , puis bientôt viandes rôties, légumes frais, sans oublier le vin dès l'origine. L'état de faiblesse indique quelquefois la continuation des toniques, le fer, etc. La persistance d'un peu de rêvasseries la nuit, de vertiges, de bourdonnements, appelle plutôt les toniques, un bon régime , le séjour à la campagne, qu'une médication quelconque.

Si la convalescence arrive pendant les deux premières périodes, elle est franche et on n'a pas besoin de grande surveillance; mais c'est le contraire si la

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maladie a parcouru la troisième période : il faut alors que le médecin soit attentif et interroge fréquemment les organes. La persistance d'un peu d'engorgement du cerveau, des poumons, etc., appelle quelques révulsifs, parfois quelques sangsues.

Si vous le pouvez, faites sortir le convalescent de la salle des typhiques; envoyez-le à la campagne ou dans un local non infecté, le plus tôt possible. Là qu'il prenne un exercice modéré en plein air.

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